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Conseils souffrance enfants et médiation

Posté : 24 Sep 2018, 21:26
par Profil supprimé
Bonsoir,
Je suis à la recherche de conseils pour deux choses, plus ou moins distinctes mais qui sont liées.

Il s'agit de la souffrance de mes enfants et d'une médiation qui aura lieu très prochainement avec leur père.
Cette médiation a été demandée par mon avocate (j'étais alors incapable de l'affronter de nouveau seule, mais cela m'a desservi) à la dernière audience pour laquelle le père a obtenu d'avoir les enfants un jour par semaine fixe en plus du week-end sur deux qui lui est dévolu durant le temps scolaire.
Récemment leur père a tenté de me faire renoncer à la médiation.
Evidemment je n'ai aucun intérêt à le faire, car non seulement je perdrais du crédit face à la "justice" mais en plus je raterais l'occasion, certainement unique, de pouvoir m'exprimer librement quant à la souffrance des enfants et aux choses qui me sont intolérables.
Cependant, ça m'angoisse déjà car je connais d'avance sa réaction. Il a un discours bien rôdé sur le thème "il faut être des parents responsables et dans la communication pour le bien être des enfants" qu'il sert aux personnes adéquates (enseignants, psy des enfants, juge etc) mais qu'il est absolument incapable de tenir lui-même. Et une fois les oreilles de ces personnes éloignées, je m'en prends plein la tête et il me le fait payer.
L'autre problème c'est qu'il niera tout, dira que chez lui tout se passe très bien etc.
Mes enfants souffrent, je ne sais plus comment les aider.
Jeudi soir j'ai récupéré le petit avec une vieille paire de baskets, trop petite, (alors que je lui ai acheté une paire de chaussures pour l'automne il y a peu), parce qu'il "avait mal aux pieds avec les nouvelles"...en enlevant la chaussure je constate que son père lui a mis un pansement. J'enlève le pansement...son pied était tout vert, gonflé de pus et tout infecté, j'ai dû l'emmener aux urgences pour le faire soigner. Depuis j'ai demandé à deux reprises à son père de me déposer ses chaussures, je n'ai eu aucune réponse et évidemment pas de chaussures. Il est allé à l'école aujourd'hui avec les vieilles baskets de son père, mais il a eu mal au bout des pieds. Demain il ira à l'école en bottes… le temps que j'achète une nouvelle paire de chaussures. (une fois déjà il avait gardé le traitement de fond du petit une semaine malgré mes demandes et s'était pointé devant chez moi un dimanche matin à 9h00, avait appelé sur mon téléphone et dit au grand: "je suis devant la porte vient m'ouvrir")
L'état du grand n'est pas mieux, il souffre psychologiquement (et lui aussi a eu des blessures accidentelles non soignées: une brûlure et des coupures aux pieds)… depuis jeudi cela s'est empiré également, il est extrêmement nerveux voire agressif à certains moments vis à vis de moi, il m'a fait des dessins inquiétants etc. Mercredi soir il m'a dit "ah non, pas jeudi demain, j'aime pas le jeudi, le matin on se réveille chez toi, ensuite à l'école et le soir chez papa"...ça le perturbe.

J'essaie de résumer ici, mais en gros je souhaiterais qu'il cesse de leur donner de violentes fessées (voire des gifles) pour tout et pour rien (genre parce que le grand a renversé son verre) qu'il cesse les humiliations (t'es nul, t'es maladroit etc). Je connais la violence de son "éducation", à l'ancienne. Je l'ai côtoyée lorsque l'on vivait ensemble, j'ai essayé, toujours, de la contrer malgré les ordres "toi tu ne t'en mêles pas tu restes là" et de m'interposer. Mais là je ne suis plus là. Ils sont seuls face à lui. Lui qui ne supporte aucune faille à son code de conduite, aucune "faiblesse"... déjà tout-petits il ne supportait pas de les voir malades, il se mettait en colère… Lui qui à 9 ans se chargeait de noyer les chatons des deux chattes de la familles...pour qui le respect passe par la crainte et l'obéissance...
Le petit qui me dit "j'ai trop peur quand papa se met en colère"...et qui reproduit cette colère contre moi…Et aujourd'hui une convocation du maire parce qu'il a fait une crise de colère à la garderie en début d'année…
Le grand de 7 ans qui me hurle "tu veux tout commander, même papa" (ça risque bien…) puis qui me répète en pleurant dans mes bras "je ne sais pas ce qui m'arrive, je ne vais pas bien, je ne sais pas ce qui m'arrive". Je sais que les psys des enfants savent tout ça. Pour autant je trouve que ça n'évolue plus, au contraire, depuis l'application du jugement ils sont encore plus nerveux. Je ne sais plus quoi faire. La psy du grand la dernière fois m'a dit qu'elle devait parler au père… je ne sais pas vraiment pourquoi, les rendez-vous sont espacés en plus. C'est quand même un petit espoir d'aide en plus.
Je précise quand même que c'est un père qui "adore" ses enfants (comme un prolongement de lui-même), joue avec eux etc et que je ne peux rien prouver moi-même quant à ces violences (car la trace d'une gifle ou d'une fessée, pourtant très violente, avec apparition de boutons, ne reste pas, donc pas de photos possibles). J'ai photographié néanmoins les blessures non soignées, mais une fois encore cela ne prouve rien. Les psy des enfants quant à elles ont une charte qui les empêche de faire des témoignages juridiques. D'autant plus que, comme avait dit on avocate, "il présente bien".

J'aimerais toutefois arriver à trouver un angle pour aborder ces sujets le jour de la médiation, car c'est aussi une occasion pour moi que quelqu'un lié à de loin à la justice puisse entendre cela et que je voudrais aider es enfants à aller mieux, mais je ne sais pas lequel. Le frontal ne passera pas et il retournera tout contre moi. L'attaque est son système de défense systématique. Avez-vous des conseils à me donner ??
Je remercie tous ceux qui auront pris le temps de me lire (je suis si longue, comme d'habitude…), voire de m'aider à préparer ce qui pour moi s'annonce comme une épreuve de plus.
Merci, une toute toute toute petite eina ce soir, désespérée par la souffrance de ses enfants, et qui lutte et essaie malgré tout d'aller bien, chaque jour.

Conseils souffrance enfants et médiation

Posté : 24 Sep 2018, 21:33
par Profil supprimé
(Je précise également que son talent c'est la parole, il ne me laisse que très peu m'exprimer et si je le fais il dit que j'ai assez parlé comme ça que c'est à son tour. Il sait également parfaitement comment provoquer en moi de la colère, par des mensonges notamment, comment me faire perdre tous mes moyens, (comme je l'ai déjà dit ailleurs il e répétait souvent que j'étais minable à l'oral), même si aujourd'hui je me sens plus forte pour lui faire face.)

Conseils souffrance enfants et médiation

Posté : 24 Sep 2018, 22:12
par Violetta
Bonsoir Eina,

C’est donc toi qui a suggéré la mediation par le biais de ton avocat?
J’ai fait une séance et je n’ai pas voulu réitérer. Il avait limite mis la mediatrice dans sa poche et de toute façon, il n’etait pas prêt a se remettre en question
Je ne veux pas paraître sceptique mais il va probablement nisr les faits, ce qui va encore plus t’agacer ou même essayer de te faire porter le chapeau.
C’est vraiment un exercice difficile....
La médiation peut etre productive entre gens normaux.

Je te conseillerai de le laisser parler peut-être...et peut-être ensuite parler de tes ressentis en utilisant « je » sans l’accuser....

Pour tes enfants, je pense que tu devrais les faire suivre indépendamment de cette démarche....ils ont peut-être besoin d’exterioriser. Peut-être allez voir un pédopsychiatre tous les 3...

Conseils souffrance enfants et médiation

Posté : 24 Sep 2018, 22:48
par Profil supprimé
Bonsoir Violetta,
Merci pour ta réponse.
Non ce n'est pas moi qui est proposé, c'est mon avocate. Comme je l'ai dit je ne sais plus sur quel post, quand j'ai reçu la requête du père, je me suis sentie incapable de l'affronter de nouveau toute seule et j'ai donc engagée une avocate, à qui j'ai fait confiance, mais qui n'a compris la teneur de la situation qu'après l'audience. L'audience a été un fiasco, cela m'a desservi, vraiment, et la juge a proposé d'elle-même cette médiation.
Pour le coup je n'ai pas le choix, sinon il dira une fois de plus que c'est moi qui suis de bonne volonté. Même la médiatrice a essayé de me dissuader de le faire après notre premier entretien. Mais je n'ai pas le choix. D'ailleurs c'est lui qui a relancé la procédure après le premier entretien. Et s'il m' a envoyé un message pour me dire que les horaires ne l'arrangeaient pas, que si je préférais on pouvait rester comme ça je pense que c'était peut être pour me "piéger", pour montrer que je ne souhaitais pas que la "communication" s'arrange.
Je pense vraiment que je n'ai plus le choix. Je pense effectivement qu'il ne se remettra pas en question, mais au moins la médiatrice le verra, enfin j'espère. Elle m'a semblée compréhensive, dans l'empathie vis à vis de moi alors qu'elle n'est pas censé prendre partie, même en entretien individuel.
En fait, suite à un rdv chez la psy du grand je refuse à présent tout entretien commun avec lui (je passe pour celle qui ne veut pas faire d'efforts mais tant pis) mais là je me dis que la médiatrice connait bien son travail (j'espère) et qu'elle stoppera la séance si besoin. C'est ce qu'elle m'a affirmé en tout cas. Lors du rdv désastreux pour moi chez la psy du grand la psy n'est pas intervenue mais la semaine d'après m'a dit "j'aimerais que l'on reparle de ce qui s'est passé, il a été violent avec vous, vous vous êtes éteinte d'un coup"... Qu'elle me dise ça m'a fait un bien fou… ce n'était pas moi la mauvaise, la folle…
Là je ne cherche pas de reconnaissance mais de l'aide pour mes enfants. A l'audience quand il a dit que je ne communiquais pas les infos pour les enfants (j'avais des pages et des pages de mails prouvant le contraire) mon avocate a rappelé que les vacances d'avant il ne m'avait pas prévenue que les enfants partaient en vacances avec les grands parents, je l'avais appris au retour de la bouche des enfants (je n'ai jamais su où ils sont allés) et bien aux vacances d'après il a pris grand soin de me dire qu'ils les emmenaient, même s'il a essayer de me le faire payer au passage. Tout ça pour dire qu'il est très intelligent et qu'il fera tout pour ne pas se montrer en faute mais qu'il sait aussi agir différemment par intérêt.
Peut être que la médiation peut devenir dissuasif pour lui vis à vis des violences ? Je ne sais pas trop. Ma crainte c'est qu'il soit prudent quelques temps, le temps de montrer que c'est un bon père, qu'il demande une garde alternée et l'obtienne. Je le vois tellement venir, pas à pas, depuis le début. Tout ce que je redoute arrive.
Mais je n'en suis pas là. Si cela peut permettre à mes enfants d'aller mieux…
Pour les enfants, ils sont suivis individuellement, ce n'est pas en lien avec la médiation.
Puis-je engager un suivi à trois avec eux sans l'accord du père ?

Oui, ça j'ai bien compris que je ne devais pas l'accuser etc, et j'essaie toujours quand je dois parler maintenant de la situation à qlq d'extérieur (non averti sur le sujet) d'utiliser uniquement le "je"... Mais lui sais très bien s'en servir contre moi… (un jour j'ai voulu lui dire de changer de mode de communication avec moi, j'ai commencé par: "ça ne va pas être possible, je ne vais pas y arriver"...il m'a coupée net sans que je puisse dire "si tu continues à avoir ce type de communication avec moi" par un merveilleux:" je vois bien que tu n'y arrives pas, il faut prendre sur toi hein!" etc Ensuite il était lancé dans son monologue dans lequel c'est toujours oi le problème)
:38: :38: :38:

Conseils souffrance enfants et médiation

Posté : 25 Sep 2018, 14:18
par nathalie11
Bonjour Eina

je sais que c'est très dur à appliquer mais face au PN il faut être dur et froid : aucun affect..traite le avec un cœur sec

face à la justice : les faits expliqués de façon rationnelle
estime que c'est une justice et des lois faites par les hommes
la justice veut des faits : elle aura des faits
si ton avocate fait son boulot ça ira

pour la psy : c'est comme tout : il y a des bons et des moins bons..certains n'ont pas les épaules et d'autres se demandent si c'est du lard ou du cochon ( on peut les comprendre)

as tu des amies ou amis pour t'accompagner dans cette épreuve que tu traverses avec courage et lucidité

Quand le moment est venu tu montes sur le ring et tu ne laisses aucune place au doute

Conseils souffrance enfants et médiation

Posté : 25 Sep 2018, 14:27
par nathalie11
tout PN pense que l'autre : femme enfant collègue..est une prolongation de lui ...et tout PN peut prendre dans les bras et t'offrir son cœur pour ensuite te briser
il est inutile de s'attendrir sur l'amour du PN pour son enfant si il le frappe l'heure d'après : reste bien lucide sur cette réalité car c'est comme ça que tu ne perdras plus tes moyens face à cet individu : en te remémorant exactement qui tu as en face de toi à savoir un individu atteint d'une pathologie incurable

Conseils souffrance enfants et médiation

Posté : 25 Sep 2018, 22:08
par Profil supprimé
Merci beaucoup pour tes conseils Nathalie,

Je vais m'efforcer de bien les garder en tête.
Je n'ai toujours pas eu de réponse de la part du papa pour les chaussures de mon fils, cela ne présage rien de bon je le soupçonne de préparer un mauvais coup.
Non, j'en parle peu autour de moi. En fait j'avais été coupée de fait de tous mes amis (j'ai quitté ma vie et ma ville pour aller dans un tout petit village à environ 80 km de là où je ne connaissais personne) et très éloignée de ma famille petit à petit. Mes amis alors étaient les siens. Il supportait mal d'ailleurs si on s'appelait, il se montrait jaloux, le mal aimé, celui qu'on n'appelait jamais. Je me souviens que je lui disais souvent que l'amitié, ça s'entretient.
Un sursaut de survie m'avait poussée à bloquer le père de mes enfants sur facebook à un moment donné et à retisser des liens avec des anciens amis. En fait facebook était devenu mon petit tout petit espace de liberté d'expression, même s'il se moquait beaucoup de moi avec ça, sans doute par rage de ne pouvoir lire mes publications. Pendant un an j'ai posté chaque jour un petit bonheur sur ma page. Je me suis accrochée fort à ces petits trésors de la vie, comme à une bouée de sauvetage. Cela m'a vraiment aidée à tenir bon. En parallèle j'ai continué à renouer avec mes anciens amis que j'invitais de temps en temps à la maison. Là aussi je tenais bon, malgré ses actions malsaines. Mais aujourd'hui je leur parle peu de la situation car je ne veux pas être "la fille qui a toujours un truc qui ne va pas" et que depuis que je peux vivre ma vie sans lui, de l'extérieur je devrais être parfaitement heureuse, ce qui n'est pas si simple, vous le savez ici autant que moi, quand on vit avec ce genre d'individu comme père de ses enfants...
A ma famille, je n'ai rien dit de ma situation ni de mes souffrances, mon père était très malade. Personne n'a rien vu, à part une tante qui après coup a dit à ma mère qu'elle avait trouvé qu'il me traitait mal alors qu'elle ne l'avait vu qu'une seule fois. J'allais moins souvent dans ma famille car mon frère était "un con", et le reste de ma famille ne valait guère mieux. J'osais à peine inviter mes parents et frère et sœurs chez moi, c'était rare et rempli de mille précautions. Après la mort de mon père je ne leur ai rien dit non plus. Jusqu'à ce que l'histoire dérape franchement, que ma vie finisse par en dépendre et que le spectre de la folie me guette. J'ai renoué le dialogue avec ma mère à partir de là, tout doucement, et aujourd'hui elle reste mon meilleur soutien. J'essaie de ne pas trop fatiguer mon entourage avec ça, même si parfois ça "déborde"...
Voilà pourquoi j'encombre ce forum et je vous inflige mon flot intarissable de messages !... Ca me fait du bien…
Je veux croire que la vérité finit toujours par arriver, même si c'est long, que le vent tournera… en attendant j'essaie de soigner mon karma, même s'il ne me le rend pas vraiment pour l'instant et je m'efforce de trouver le positif dans ma vie...de voir les petits bonheurs qui juchent discrètement nos chemins…
La semaine prochaine sera dure pour moi, j'espère être prête, et assez forte pour l'affronter !
Merci encore Nathalie...

Conseils souffrance enfants et médiation

Posté : 26 Sep 2018, 06:24
par Profil supprimé
Devinez qui me réveille avec un loooooooonnnng texto à 5h53 ce matin pour répondre à mon mail d'hier (avec des infos sur les enfants et le fait que j'allais aujourd'hui racheter des chaussures au petit) ?
Il me dit n'avoir jamais reçu mes mails précédents, qui sont pourtant bel et bien dans ma boite d'envoi, et, entre autres, que ça peut attendre pour les chaussures :shock: :shock:

Ce matin je ne travaillais pas. Ce matin c'est mon anniversaire. Je suppose que je devrais le remercier pour cette délicate attention :lol: après tout, il a pensé à moi et il parait que c'est l'intention qui compte, même si elle est mauvaise, et qu'un cadeau ne se refuse pas, même empoisonné :lol:
Belle journée à vous

Conseils souffrance enfants et médiation

Posté : 26 Sep 2018, 08:10
par Liberee
Bonjour Eina,
Eh oui, toujours le même schéma !!!
Essayes tout de même de passer une belle journée, joyeux anniversaire Eina :12: :3:

Conseils souffrance enfants et médiation

Posté : 26 Sep 2018, 08:30
par Profil supprimé
Merci beaucoup Liberee :12: