Pour comprendre un PN, le comparer à un enfant de 2-3 ans?

Lapsus
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Pour comprendre un PN, le comparer à un enfant de 2-3 ans?

Messagepar Lapsus » 03 Déc 2019, 05:06

On se pose beaucoup la question de savoir si le PN a conscience du mal qu’il fait, s’il a prémédité dès le départ le mal qu’il fait, ou encore pour quelle raison il fait ceci ou cela, s'il y a du vrai parmi tous ses mensonges…
Et on s’y perd très vite à tenter de comprendre les motivations d'un PN quand on le considère comme un adulte ayant développé une personnalité à lui, comme tout adulte.
Rien ne colle! Il ne fonctionne vraiment pas comme un être humain normal.

En théorie, on apprend que le PN n’a pas développé sa propre personnalité, qu’il est une coquille vide qu’il tente de remplir en nous vampirisant. La perversion narcissique véhiculée par nos PN ne serait pas liée à un type de personnalité particulier, mais à une structure organisationnelle, comportementale, figée. Le PN aurait renoncé à développer sa personnalité très petit, vers 2-3 ans, à cause d’un environnement toxique, et préféré porter des masques afin d’éviter le pire (que j’assimile à la peur de disparaître, de mourir).
Passons à la pratique, observons un enfant de 2-3 ans!

Dans l'esprit d'un enfant de 2-3 ans: bien=récompense, sécurité; mal=punition, danger.
Dans ce même tout jeune esprit, tout ce qui semble avoir de la valeur aux yeux des autres devrait lui appartenir, et est à lui dès qu’il parvient à s’en saisir.
Et encore, toute l'attention devrait être tournée vers lui, les compliments sur sa perfection devraient pleuvoir en permanence, les bonnes choses lui être données sans compter, et les réprimandes ne sont que d'injustes négations de sa valeur unique.
Pour lui, l’autre n’existe pas en tant que personne, en tant qu’égal, il est juste une source potentielle de gratifications ou de frustrations, au pire de punitions. L’autre n’a de l’intérêt que s’il donne ou possède quelque chose que l’enfant convoite. Grâce au pouvoir du charme, de la manipulation et du mensonge, auxquels l’enfant s’exerce volontiers, il comprend vite qu'il peut faire pencher la balance du bon côté ou même faire de quelque bonne poire son jouet.
En caricaturant à peine ses sentiments encore très primitifs, donnez-lui ce qu’il veut et il vous "aimera" (un moment), refusez-lui ou retirez-lui quoi que ce soit, ou pire punissez-le, et vous mériteriez d'être détesté, écrasé, dépossédé, battu, nié, et de disparaître. Il vous "tuera" à sa manière et ce sera bien fait pour votre gueule!
Lui, il est tout-puissant, il ne doit rien à personne. Sa présence devrait vous suffire, et ce d’autant plus s’il fait des efforts pour bien paraître, mais il y a tant d'ingrats, tant de méchants, tant de jaloux, tant d'égoïstes (tout ce qu'il est innocemment).
Cinq minutes plus tard, il sera passé à autre chose.
Un enfant de 2-3 ans est un PN en puissance, et le laisser faire à sa guise serait vraiment dangereux s’il avait les moyens de réaliser sa volonté!

La différence la plus marquante entre un enfant de 2-3 ans et un PN, c'est que ce dernier a l’apparence d’un adulte bien de sa personne, qui a désormais les moyens d'écraser, de déposséder, de battre, de nier, et de faire disparaître les méchants pour de vrai. De plus, il a acquis beaucoup d'expérience dans l’utilisation et le changement de masques selon les circonstances, appris à bien cacher son jeu et à se donner des airs de saint, développé ses compétences en charme, en manipulation et en mensonge, tout compris des relations victime-sauveur-bourreau, et trouvé milles façons de punir plus insidieusement, plus profondément et plus radicalement.

Tel un enfant innocent de 2-3 ans, le PN ne fait pas le mal, il punit les méchants. Il nous punit parce que, à ses yeux, nous avons fait le mal et nous méritons notre punition. Pour lui, nous fautons en permanence, entre autres en le prenant pour un adulte conscient que l'autre est une personne, ce qui lui donnerait même des responsabilités. Ben voyons!
Le PN est tout à fait conscient qu'il nous punit (ma PN me l’a dit tout à fait clairement), qu'il nous fait souffrir, mais il se sent dans son bon droit.
Ça n'est pas faire le mal qui le réjouit, mais punir à "juste titre" ceux qui ne le considèrent pas comme le nombril du monde à qui tout appartient et tout est permis. D'où l'absence de remords.
Cinq minutes plus tard, il sera passé à autre chose, alors que sa victime en reste sur le cul.
:37:

Ça vous parle?
Prudence n'est que l'euphémisme de peur.
Jules Renard

Calaïca
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Pour comprendre un PN, le comparer à un enfant de 2-3 ans?

Messagepar Calaïca » 03 Déc 2019, 11:57

C'est la théorie développée par C. Petitcollin.

Pour elle l'immaturité n'est pas une conséquence de la perversion narcissique comme les psy l'avancent souvent, mais bien la cause. C'est un trouble du développement.

D'ailleurs plus je traite le mien comme un sale gosse de 3 ans, plus il est calme. J'ai droit à des "t'es pas ma mère, je suis adulte si tu n'as pas remarqué, je suis grand" très pré-adolescents, mais je préfère ca aux insultes et cela m'estomaque mais quand je me place dans cette position il m'écoute souvent. :6:

esther34
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Pour comprendre un PN, le comparer à un enfant de 2-3 ans?

Messagepar esther34 » 03 Déc 2019, 15:02

Lapsus a écrit :Dans ce même tout jeune esprit, tout ce qui semble avoir de la valeur aux yeux des autres devrait lui appartenir, et est à lui dès qu’il parvient à s’en saisir.
Et encore, toute l'attention devrait être tournée vers lui, les compliments sur sa perfection devraient pleuvoir en permanence, les bonnes choses lui être données sans compter, et les réprimandes ne sont que d'injustes négations de sa valeur unique.
Pour lui, l’autre n’existe pas en tant que personne, en tant qu’égal, il est juste une source potentielle de gratifications ou de frustrations, au pire de punitions. L’autre n’a de l’intérêt que s’il donne ou possède quelque chose que l’enfant convoite. Grâce au pouvoir du charme, de la manipulation et du mensonge, auxquels l’enfant s’exerce volontiers, il comprend vite qu'il peut faire pencher la balance du bon côté ou même faire de quelque bonne poire son jouet.


C'est EXACTEMENT ça! Au mot près. Affection, attention exclusive, compliments, tout lui est dû parce qu'il est LUI. L'autre est nié.
Le mien se plaignait sans cesse que les amis communs ne lui donnent pas de nouvelles. Mais lui n'en donnait pas non plus et quand je le lui faisais remarquer, il me répondait "non mais ce n'est quand même pas à moi d'en donner!" (et il était sincère). Et quand il en recevait, il ne répondait pas toujours (probablement jugeant la personne pas suffisamment attentionnée, ou indigne de son attention).

En caricaturant à peine ses sentiments encore très primitifs, donnez-lui ce qu’il veut et il vous "aimera" (un moment), refusez-lui ou retirez-lui quoi que ce soit, ou pire punissez-le, et vous mériteriez d'être détesté, écrasé, dépossédé, battu, nié, et de disparaître. Il vous "tuera" à sa manière et ce sera bien fait pour votre gueule!
Lui, il est tout-puissant, il ne doit rien à personne. Sa présence devrait vous suffire, et ce d’autant plus s’il fait des efforts pour bien paraître, mais il y a tant d'ingrats, tant de méchants, tant de jaloux, tant d'égoïstes (tout ce qu'il est innocemment).
Cinq minutes plus tard, il sera passé à autre chose.

C'est ce qui est très déstabilisant pour l'autre, dans la relation, car rien n'est jamais suffisant. Et n'importe quelle petite choses sans importance peut devenir un crime de lèse-majesté.

Tel un enfant innocent de 2-3 ans, le PN ne fait pas le mal, il punit les méchants. Il nous punit parce que, à ses yeux, nous avons fait le mal et nous méritons notre punition. Pour lui, nous fautons en permanence, entre autres en le prenant pour un adulte conscient que l'autre est une personne, ce qui lui donnerait même des responsabilités. Ben voyons!
Le PN est tout à fait conscient qu'il nous punit (ma PN me l’a dit tout à fait clairement), qu'il nous fait souffrir, mais il se sent dans son bon droit.
Ça n'est pas faire le mal qui le réjouit, mais punir à "juste titre" ceux qui ne le considèrent pas comme le nombril du monde à qui tout appartient et tout est permis. D'où l'absence de remords.
Cinq minutes plus tard, il sera passé à autre chose, alors que sa victime en reste sur le cul.
:37:

Ça vous parle?

C'est exactement ça également. Il y a une sorte de volonté presque éducative. Et le vocabulaire employé est tout à fait celui de la punition. Personnellement, je ne peux plus entendre la phrase "si tu es sage" (un pote me l'a dite l'autre jour pour rigoler, ça m'a figée). Et si tu as l'impression que si tu fais bien les choses, si tu obéis, tu vas pouvoir enfin être serein(e), mais non car les exigences augmentent.

J'ajouterais juste à ça que, dans mon cas personnel, il y avait aussi volonté de me faire transgresser (tout et n'importe quoi) et de jouir de la déchéance.

Lapsus
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Pour comprendre un PN, le comparer à un enfant de 2-3 ans?

Messagepar Lapsus » 03 Déc 2019, 18:28

esther34 a écrit :C'est ce qui est très déstabilisant pour l'autre, dans la relation, car rien n'est jamais suffisant. Et n'importe quelle petite choses sans importance peut devenir un crime de lèse-majesté.

...

J'ajouterais juste à ça que, dans mon cas personnel, il y avait aussi volonté de me faire transgresser (tout et n'importe quoi) et de jouir de la déchéance.

C'est d'autant plus déstabilisant que l'on voudrait comprendre ses motivations à travers une grille d'analyse adulte, ce qui n'apporte aucune explication logique! Alors qu'avec la grille d'un enfant de 2-3 ans ça devient si désespérément simple... et consternant.

Un petit enfant tentent aussi parfois de pousser ses petits frères, soeurs ou camarades à transgresser des interdits qu'il n'ose pas transgresser lui-même, et n'hésitera pas à le dénoncer ensuite... Pour voir ce que ça fait "sans y avoir touché", en parfait innocent.

Mon frère pervers m'a un jour mis un bâton dans les mains et m'a poussé vers une ruche avec un "vas-y tape!"
Il a adoré l'expérience surtout qu'en plus d'une trentaine de piqûres d'abeilles, je me suis fait engueuler pour "ma" bêtise.
J'avais environ 3 ans, c'est mon plus vieux souvenir...
:24:
Prudence n'est que l'euphémisme de peur.
Jules Renard

esther34
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Pour comprendre un PN, le comparer à un enfant de 2-3 ans?

Messagepar esther34 » 03 Déc 2019, 18:55

Lapsus a écrit : C'est d'autant plus déstabilisant que l'on voudrait comprendre ses motivations à travers une grille d'analyse adulte, ce qui n'apporte aucune explication logique! Alors qu'avec la grille d'un enfant de 2-3 ans ça devient si désespérément simple... et consternant.

Un petit enfant tentent aussi parfois de pousser ses petits frères, soeurs ou camarades à transgresser des interdits qu'il n'ose pas transgresser lui-même, et n'hésitera pas à le dénoncer ensuite... Pour voir ce que ça fait "sans y avoir touché", en parfait innocent.

Mon frère pervers m'a un jour mis un bâton dans les mains et m'a poussé vers une ruche avec un "vas-y tape!"
Il a adoré l'expérience surtout qu'en plus d'une trentaine de piqûres d'abeilles, je me suis fait engueuler pour "ma" bêtise.
J'avais environ 3 ans, c'est mon plus vieux souvenir...

Mais oui! C'est ce qui est très frustrant : j'ai passé des milliers d'heures à essayer de comprendre ce comportement mysterieux alors que la clef est en effet des plus consternantes... :38:
Si j'avais compris avant ça m'aurait sans doute évité pas mal de tourments.
Quelle horreur le coup des abeilles!! Il avait quel âge ?
La question que je me pose c'est les PN sont-ils bloqués à ce niveau de développement depuis leurs 2-3 ans justement ?

Gypsy
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Pour comprendre un PN, le comparer à un enfant de 2-3 ans?

Messagepar Gypsy » 03 Déc 2019, 19:02

Je tape l’incruste :lol:.
Ma psy m’a dit ce matin que les enfants (les garçons notamment) grandissent jusqu’à 21 ans et le cerveau des « enfants » 20 ans. Du coup, ça remets en cause la théorie je pense de l’âge mental. C’est plutôt dans l’affectif que la question se pose. Et du coup, je dirai 0-3 ans, quand le lien fusionnel est censé être présent entre l’enfant et sa mère. Mais du coup, est-ce que ça vient forcément de la mère ? Ça me chamboule, cette histoire de fusion avec la mère. Parce que le bébé ne fait pas la dissociation entre lui et sa mère quand il est bébé.

Vous avez deux heures pour rendre vos copies. :geek:
- NC depuis le 22/10/2019.

esther34
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Pour comprendre un PN, le comparer à un enfant de 2-3 ans?

Messagepar esther34 » 03 Déc 2019, 19:17

Pour le mien, j'aurais plutôt parié sur le problème du père (PN aussi à mon avis) : froid, sans émotion, jamais un mot gratifiant, obsédé par l'argent et l'image sociale... Et la mère avait l'air de compenser par beaucoup d'affection la froideur du père. Mais bon, après, je n'ai jamais rencontré sa famille j'en sais juste ce que lui et un de ses proches m'en ont dit...
C'est comme pour nous j'imagine, il doit y avoir 10 000 façons de devenir PN comme nous sommes tous empathes mais nous avons une histoire différente, non ? :46:

Gypsy
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Pour comprendre un PN, le comparer à un enfant de 2-3 ans?

Messagepar Gypsy » 03 Déc 2019, 19:28

Pour le mien aussi j'aurai dis son père, mais n'oublie pas qu'il mente sur tout...
Démêler le vrai du faux c'est compliqué ! Et comme moi, tu n'as pas rencontré sa famille, donc tu ne sais pas. Moi, il ne voyait quasiment plus sa famille... Il n'a même pas prévenu sa mère qu'il changeait de région pour te dire !
- NC depuis le 22/10/2019.

Lapsus
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Pour comprendre un PN, le comparer à un enfant de 2-3 ans?

Messagepar Lapsus » Hier, 07:26

esther34 a écrit :Quelle horreur le coup des abeilles!! Il avait quel âge ?
La question que je me pose c'est les PN sont-ils bloqués à ce niveau de développement depuis leurs 2-3 ans justement ?


Il avait 5 ans. Je ne sais pas quand il a commencé à me torturer, pour rester poli, mais c'était sûrement avant. Il s'est servi de moi comme cobaye pour apprendre comment faire mal avec efficacité, je n'ai jamais vu mon corps sans hématome jusqu'à mes 16 ans :shock: , quand il a quitté le domicile familial.
J'ai encore de la difficulté à lui pardonner. J'ai tenté plusieurs types de psychothérapie, mais ça bloque.

Pour ce qui est du blocage des PN dans l'enfance:
Si l'on admet que le PN n'a pas de personnalité propre (même si c'est assez inimaginable), ça n'est pas possible qu'il en ait développée une, puis qu'il l'ait perdue! La personnalité qu'on développe s'imprime dans notre être. Elle peut ensuite être travaillée, modifiée par l'expérience, ou au prix d'efforts ou de traumatismes, mais pas changée radicalement ni effacée. On prendrait donc la voie PN tout jeune à un stade de développement primitif, avec des critères de choix manichéens. Le stade anal, 2-3 ans, me semble corroboré par de nombreux témoignages qui dévoilent un attrait-rejet déviant des PN pour l'anus, et par les analogies qu'on peut faire entre le comportement d'un PN et celui d'un enfant de cet âge.

Selon moi, les besoins vitaux du PN petit enfant étaient à tel point niés, négligés, insatisfaits, qu'il se sentait menacé de disparaître, menacé de mort (menace fantasmée ou réelle) s'il manifestait son manque, s'il disait "non" (stade de l'opposition, 2-3 ans aussi, et ma PN ne prend jamais le "non" de l'autre comme une réponse valide). Il a alors découvert que pour avoir le droit de vivre, il valait mieux qu'il n'exprime pas ses besoins, mais satisfasse ceux de son entourage (parent.s) toxique. Il a donc fait taire ses besoins, renoncé à "être lui-même" et préféré porter les masques de ce qu'on désirait qu'il soit.

Il a trouvé cette stratégie de défense (de survie dans son fantasme d'enfant) qui fonctionnait et en est devenu un expert, mais il l'a évidemment adoptée sans savoir qu'elle le piégeait à mort, qu'elle le perdait à tout jamais en le privant de personnalité, en le coinçant dans une structure de comportement. De ce point de vue, les PN sont bien à plaindre.

Toutes les stratégies de défense adoptées durant l'enfance sont des pièges à divers degrés, car ce sont des structures dont il est extrêmement difficile de se défaire quand elles deviennent inutiles, bloquantes dans notre développement ou dans notre vie adulte. Celle du PN a des conséquences abominables pour les autres et pour lui-même, et il ne peut s'en défaire, car alors il ne lui resterait rien pour être quelqu'un!
:46:

Dans l'état actuel de mes réflexions, ça me semble l'hypothèse la plus plausible... Ne vous gênez pas pour l'étayer ou la démonter!
Prudence n'est que l'euphémisme de peur.
Jules Renard

Lapsus
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Pour comprendre un PN, le comparer à un enfant de 2-3 ans?

Messagepar Lapsus » Hier, 09:31

Gypsy a écrit :Je tape l’incruste :lol:.
Ma psy m’a dit ce matin que les enfants (les garçons notamment) grandissent jusqu’à 21 ans et le cerveau des « enfants » 20 ans. Du coup, ça remets en cause la théorie je pense de l’âge mental. C’est plutôt dans l’affectif que la question se pose. Et du coup, je dirai 0-3 ans, quand le lien fusionnel est censé être présent entre l’enfant et sa mère. Mais du coup, est-ce que ça vient forcément de la mère ? Ça me chamboule, cette histoire de fusion avec la mère. Parce que le bébé ne fait pas la dissociation entre lui et sa mère quand il est bébé.

Vous avez deux heures pour rendre vos copies. :geek:

Zut, je vais avoir zéro! :lol:

Je ne comprends pas bien le rapport en les âges de la croissance, ainsi que ta distinction entre l'âge mental ou l'affectif... Ces deux derniers étant imbriqués ils fonctionnent ensemble, non?
Pour ce qui est du lien fusionnel avec la mère, il détermine aussi bien une approche mentale qu'un état affectif dans lesquels l'enfant ne s'est pas encore perçu comme un individu et n'a aucune conscience de l'altérité.
Mais non, un blocage ne vient pas forcément de la mère. Bien qu'il soit encore dans une perception fusionnelle avec sa mère, l'enfant est quand même directement et individuellement soumis à l'influence du monde extérieur, et sensible à l'ambiance et aux actions des tiers. En l'absence de sa mère, ou dans le cas où il serait la cible directe de maltraitances d'un tiers, c'est l'évidence.
Cependant, quand la mère n'est pas la source, c'est sans doute elle la victime principale de la situation toxique et l'enfant, en plus de ses perceptions directes, ressentira aussi le malaise de sa mère, mais encore une fois, ça ne vient pas d'elle.

C'est un sujet de discussion délicat en présence de nombreuses mères victimes de PN, qui se débattent avec leur sentiment de culpabilité face à leurs enfants...
:39:
Prudence n'est que l'euphémisme de peur.
Jules Renard


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