osteopathie cranienne

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nathalie11
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osteopathie cranienne

Message par nathalie11 »

Si nous avons bien compris, cette thérapie consisterait en manipulations du système crânio-sacral en vue de rétablir certains équilibres ou afin de prévenir certains déséquilibres. En particulier des déséquilibres de notre système nerveux.

Qu’appelle-t-on le système crânio-sacré ?
Le système crânio-sacré est un système physiologique constitué du cerveau, de la moelle épinière et des méninges. Il regroupe, de manière globale, les os du crane, le core link (ou la dure mère spinale) et le bassin (sacrum et coccyx).

Le système crânio-sacré contient notre force vitale première qui anime l’organisme au travers des tissus conjonctifs et des fascias, lesquels englobent tous les tissus répartis dans le corps.

Qu’appelle-t-on le liquide céphalo-rachidien et quel est son rôle ? En particulier joue-t-il un rôle dans notre équilibre nerveux ou neurologique ?
Le liquide céphalo-rachidien est un liquide biologique dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière. Il est contenu dans les méninges, plus précisément entre la pie-mère (qui recouvre le système nerveux central) et l’arachnoïde (qui tapisse le versant interne de la dure mère).

Le liquide cérébro-spinal joue un rôle d’amortisseur de choc dans un premier temps. Ensuite, il possède un rôle dans les échanges métaboliques ; en effet, c’est un ultra-filtrat recevant les déchets cellulaires et assurant le transport des nutriments. Il représente l’intermédiaire obligatoire entre le sang et la cellule.

Par son débit et son renouvellement régulier, le liquide cérébro-spinal joue un rôle immunologique important dans les pathologies virales, bactériennes et les parasitoses en assurant le transport de neurotransmetteurs (sérotonine) et d’endorphines (douleur), de protéines (albumine et globulines spécifiques) et d’anticorps.

Pour finir, il possède un rôle bioélectrique, assurant ainsi la régulation énergétique nécessaire au métabolisme cellulaire, et un rôle hydrodynamique : les fluctuations du LCS par les différentes pressions qu’elles entrainent, associées aux modulations provoquées par la pression artérielle et la respiration thoraco-abdominale ont une action au niveau du tissu conjonctif de l’ensemble du corps et au niveau du tissu nerveux.

On parle aussi d’une certaine influence de ce système crânio-sacré sur certaines glandes présentes dans le cerveau, lesquelles réguleraient l’activité de certaines hormones, dont la sérotonine.


Cette influence est-elle démontrée ? Par quels essais ?
Cette influence a été démontrée notamment sur la glande hypophyse qui est le chef d’orchestre de presque toutes les glandes sauf la pinéale. Elle suscite l’éveil alors que la pinéale encourage le sommeil. Si la glande est en dysfonctionnement, les tests globaux ostéopathiques confirment une prédominance lésionnelle de la sphère cranio-cervicale haute. Magoun (1994) spécifie que le traitement crânien normalise la sécrétion pituitaire qui améliore la fonction endocrine et neuro-végétative partout à travers le corps.

Des essais ont aussi été réalisés sur l’épiphyse qui sécrète la sérotonine. Cette glande favorise, entre autres, le sommeil. Caporossi, en 1987, constate davantage de tensions de la sphère cranio-cervicale haute avec un axe crâne-sacrum peu mobile et très souvent compacté pouvant entrainer une sympathicotonie. La dysfonction de l’épiphyse reflète bien souvent l’état général du système nerveux. Une sympaticotonie entraine inévitablement une difficulté à plonger dans le sommeil.

Quel est le rôle de la sérotonine ?
La sérotonine est un neuromédiateur, c’est-à-dire qu’il s’agit d’une substance transmettant l’influx nerveux entre les neurones et entre un neurone et un muscle.

La sérotonine semble jouer un rôle primordial dans le fonctionnement du cerveau, essentiellement en ce qui concerne l’humeur, l’émotivité ou encore le sommeil et la douleur. Par exemple, c’est la raison pour laquelle au cours de la fibromyalgie (syndrome polyalgique idiopathique diffus), les troubles du sommeil, les troubles de l’humeur, l’émotivité, font orienter les recherches vers une dysfonction des systèmes sérotoninergiques.

Elle est également impliquée dans la régulation de fonction telles que la thermorégulation, les comportements alimentaires et sexuels ou le contrôle moteur.

Est-il prouvé que les os du crâne d’un adulte soient légèrement mobiles ?
Lorsqu’on évoque les torsions crâniennes, on s’entend rétorquer que les os de la tête ne peuvent pas se mouvoir. C’est vrai, et cela pour plusieurs raisons. L’écart qui existe entre les os du crâne ne dépasse pas deux à trois microns. De plus si les os du crâne bougeaient, cela voudrait dire qu’il y aurait des échanges entre, il faudrait que des globules rouges puissent passer, ce qui se révèle impossible car ils mesurent sept microns de diamètre. Donc les os du crâne ne bougent pas mais ils ont la capacité de se déformer. Certes, les os sont vascularisés (irrigués par des vaisseaux sanguins) mais il n’y a pas d’échanges entre eux liés à leur mobilité.

En revanche, une adaptation entre les os du crâne est possible. Ils peuvent donc se mettre en torsion les uns par rapport aux autres pour compenser, par exemple, une perturbation de la verticalité. Cela se remarque au fait qu’il n’existe pas deux crânes identiques sur le plan de la forme. Le crâne est à la fois modelé par les tissus externes du corps et par les tissus internes qui sont représentés par ces fameuses méninges et dure mères.

Qu’appelle-t-on mécanisme respiratoire primaire ?
Le Mécanisme Respiratoire Primaire ou MRP se compose des éléments suivants :

la triade motrice qui englobe le mouvement inhérent au cerveau, la fluctuation du liquide céphalo-rachidien (LCR) et les tensions réciproques des membranes crâniennes et rachidiennes
les conséquences sur les « mouvements » des os du crâne et du sacrum.

Il s’agit d’un mécanisme associant des pièces osseuses, ligamentaires, musculaires, membraneuses et fasciales qui produisent un mouvement déterminé, en adéquation avec la respiration pulmonaire.

En particulier, s’agit-il d’une respiration parallèle à celle des poumons ou de la peau ?
Oui, c’est une respiration parallèle et potentialisée dans le ressenti manuel, par la respiration thoraco-abdominale et la mobilité suturale des pièces crâniennes, traduction externe de ce mouvement intrinsèque.

L’aide apportée par l’ostéopathe est-elle en l’occurrence uniquement manuelle ? (Est-elle, par ailleurs, toujours manuelle)

L’aide apportée par l’ostéopathe est principalement manuelle. La parole et l’écoute sont également deux armes importantes dans la pratique de l’ostéopathie afin d’expliquer, de rassurer et d’encourager le patient dans une pratique différente de la médecine conventionnelle.

Ces manipulations peuvent-elles parfois être douloureuses, voire dangereuses !?
En effet, des manipulations mal exécutées peuvent être dangereuses, il faut respecter les tissus, la structure du patient, ne jamais forcer ou pratiquer des techniques mal appropriées ou mal connues. Il en va de même pour n’importe quelle autre technique manuelle, qu’elle soit crânienne ou non. Si l’on est attentif au corps du patient, que l’on va dans son sens, on trouve la solution de la symptomatologie sans douleur ou danger.

Cette thérapie a-t-elle destination pour être préventive ? Curative dans certains cas des causes d’une pathologie ? Ou n’agit-elle que sur les symptômes ?
Cette thérapie, comme l’ostéopathie en général, peut être à la fois préventive et curative. Les traitements à titre préventif peuvent être réalisés aussi bien sur le nourrisson que sur l’adulte.

La thérapie crânienne peut résoudre des symptômes d’origine traumatique (accident de voiture, coup de poing…), des symptomatologies à répétition de type ORL (angine, sinusite…), des maux de tête (céphalées ou migraines).

Plus à distance, elle peut traiter des troubles digestifs et même des douleurs au niveau du bassin (lombo-sacralgie)

Pouvez-vous donner des exemples-types où elle semblerait avoir fait ses preuves : l’âge des patients… le problème qui se pose à eux, etc… ?
J’ai régulièrement des patients souffrant de sinusites à répétition, 5 à 6 fois par an, âgés pour la plupart de plus de 35-40 ans. En moyenne, 3 à 4 consultations suffisent afin d’observer la disparition des symptômes. Plus la pathologie est prise tôt, plus les résultats sont rapides.

J’observe également beaucoup de céphalées ou de migraines chez des femmes âgées entre 30 et 50 ans.

Cette thérapie a-t-elle fait ses preuves dans le cas de douleurs dentaires ou de névralgies faciales ? D’arthrose des vertèbres ou d’autres pathologies de la colonne vertébrale ?
Tout à fait ! Pour l’arthrose, nous ne traitons pas la pathologie en elle-même mais ses symptômes. En effet, l’arthrose ne disparait pas mais nous limitons les « surcharges » dues à un mauvais positionnement, à des mouvements trop répétés ou à des tensions sur une zone et nous pouvons faire diminuer, voire faire disparaitre la douleur. Mais l’arthrose sera toujours présente aux clichés radiologiques !!

Nous pouvons également avoir un effet sur les névralgies faciales ou les douleurs dentaires si toute pathologie organique est exclue !

Un ostéopathe peut-il la pratiquer ?
Bien sur !

D’autres thérapeutes sont-ils autorisés à la pratiquer – ou bien une autorisation n’est-elle pas obligatoire ? Un ou des diplômes sont-ils requis pour pratiquer l’ostéopathie en général ? Et l’ostéopathie crânienne en particulier ?
Dans ma formation continue en 6 ans, la thérapie crânienne était l’une des matières primordiales, au même titre que la thérapie structurelle ou viscérale. Elle est enseignée à partir de la troisième année et cela jusqu’à la fin du cursus. Pour chacune des différentes thérapies, un examen final pratique est réalisé et un brevet d’aptitude est remis, autorisant à manipuler. Il est finalisé par le Diplôme Français d’Ostéopathie délivré suite à l’examen final clinique, où devant un jury international, nous sommes jugés sur la prise en charge d’un patient réel.

Un ostéopathe possède-t-il le titre de docteur en médecine ou en ostéopathie ?
Un ostéopathe, ayant réalisé sa formation en France, possède un Diplôme Français d’Ostéopathie (D.F.O.) anciennement Diplôme d’Ostéopathie (D.O)

Pourrions-nous connaître votre sentiment personnel à propos de cette thérapie ?
Pour ma part, cette thérapie est primordiale pour traiter au mieux les patients. Tout le développement embryologique de l’Homme se fait autour de cet axe, donc toutes les répercussions physiques ou psychologiques retentissent à ce niveau.

La thérapie structurelle est, et c’est mon propre avis, insuffisante pour traiter tous les maux.
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nathalie11
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osteopathie cranienne

Message par nathalie11 »

( le terme : "dure mère" pour parler de la membrane du cerveau me parle ) : la mienne ne fut pas tendre

Ostéopathie crânienne

Écrit par les experts Ooreka
L'approche crânienne, une spécificité ostéopathique

L'ostéopathie est une thérapie unique de par son approche crânienne notamment, qui reste sa spécificité, et qui lui permet d'obtenir d'excellents résultats.
En effet, aucune autre thérapie n'accorde une telle importance au crâne et aux structures qui le composent. Mais plus encore que la boîte crânienne, ce sont les mouvements qui l'animent qui intéressent les ostéopathes.
L'ostéopathie crânienne tient compte d'un mécanisme baptisé MRP (pour mécanisme respiratoire primaire) et qui est essentiel au fonctionnement du corps humain.
L'ostéopathie crânienne est particulièrement intéressante dans la mesure où elle est d'une extrême douceur, d'une efficacité remarquable et d'une totale innocuité.
En effet, puisque l'ostéopathe travaille avec la santé et pas contre la maladie, il ne sert que de point d'appui au corps qui va se libérer lui-même des tensions qu'il s'est vu contraint de mettre en place pour s'adapter à des tensions (physiques ou émotionnelles). C'est un des points essentiels de l'ostéopathie crânienne.

Le MRP

Le mécanisme respiratoire primaire est un mouvement involontaire et rythmique. Un peu comme la respiration pulmonaire, il fluctue par cycles d'expansion-rétraction (inspir-expir) à raison d'environ 12 cycles par minutes.
Indispensable au bon fonctionnement de l'organisme, ce mécanisme se met en place bien avant la naissance, in utero, et donc bien avant la respiration pulmonaire elle-même.
Le MRP est invisible à l'œil nu et seules les mains entraînées de l'ostéopathe (ou presque) peuvent percevoir cette respiration très subtile. Perceptible dans l'ensemble du corps, le MRP est tout particulièrement travaillé au niveau du crâne, où il prend sa source.
Ce mécanisme fonctionne grâce à la combinaison de cinq éléments à la fois distincts et mêlés les uns aux autres.
Il s'agit de :
la motilité du SNC (système nerveux central) ;
la mobilité des os du crâne ;
l'action des membranes de tensions réciproques (MTR) ;
la fluctuation du LCR (liquide céphalo-rachidien) ;
la mobilité du sacrum entre les iliaques.
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La motilité du SNC
La mobilité/motilité du cerveau à l'intérieur de la boîte crânienne participe au MRP. L'ensemble des structures nerveuses est donc également animé par un mouvement d'expansion-rétraction.
La mobilité des os du crâne
L'ostéopathie considère que les os du crâne sont mobiles les uns par rapport aux autres.
En effet, W.G. Sutherland, élève du Dr Andrew Taylor Still, le fondateur de l'ostéopathie, observa sur un crâne des sutures qui semblaient permettre aux os de s'articuler entre eux (comme les ouïes d'un poisson). Il s'efforça dans un premier temps de chasser cette idée saugrenue.
Il s'attacha finalement (dans les années 1920) à prouver que le crâne ne bougeait pas. Il fut forcé d'admettre que les os, non seulement s'articulaient bel et bien entre eux, mais également qu'ils le faisaient selon des axes bien précis.
De là naquit l'ostéopathie crânienne qu'il continua de développer le restant de sa vie.
La mobilité des os du crâne est donc un concept tout à fait spécifique à l'ostéopathie (et fortement contesté par le corps médical qui considère qu'une fois l'âge adulte atteint, les os du crâne sont soudés et figés, immobiles).
Plusieurs études et mémoires de fin d'études ont prouvé la mobilité effective des os du crâne. Bien que de l'ordre de 25 à 45 microns, cette mobilité est parfaitement perceptible pour la main entraînée de l'ostéopathe.
Remarque : une feuille de papier à cigarette n'est épaisse que de quelques microns.

L'action des MTR
Les membranes de tensions réciproques (ou MTR) sont des enveloppes qui protègent les structures nerveuses (cerveau et moelle épinière). Ces membranes protectrices sont composées de plusieurs feuillets dont le plus important, pour l'ostéopathe, est la dure-mère (il s'agit d'un terme anatomique).
Cette dure-mère possède des expansions, notamment :
la faux du cerveau ;
la tente du cervelet ;
la faux du cervelet.
C'est sur ces expansions (qui s'attachent sur la face interne des os du crâne) que l'ostéopathe est capable de travailler.
La fluctuation du LCR
Le liquide céphalo-rachidien (ou LCR) qui circule dans l'ensemble du système nerveux (entre les différents feuillets des MTR) participe au MRP.
Bien que la circulation effective de ce liquide ne soit que d'un centimètre par heure, l'ostéopathe est à même de percevoir les ondes du MRP qui circulent par vagues au niveau de ce fluide.
Le LCR va également circuler dans l'ensemble de l'organisme à travers de minuscules tubules. Il va servir :
à véhiculer les nutriments vers les cellules ;
à évacuer le déchet ;
à transmettre des messages hormonaux.
Il joue donc un rôle crucial.
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La mobilité du sacrum entre les iliaques
Cinquième et dernier élément autorisant le MRP : la mobilité de l'os sacré (terme anatomique), c'est-à-dire le sacrum.
Le sacrum est l'os central du bassin, entouré par les os iliaques avec lesquels il s'articule, il est également relié au crâne par la dure-mère. Sa mobilité doit être en harmonie avec celle perçue au niveau crânien.
C'est la raison pour laquelle de nombreux ostéopathes effectuent un test en début ou en fin de consultation en plaçant leurs mains à la fois sous le bassin et sous la tête pour s'assurer de l'harmonie et de l'équilibre existant entre ces deux pôles.
Les critères de bon fonctionnement du MRP

En résumé, l'ostéopathe va s'attacher à vérifier le MRP selon :
son rythme ;
son amplitude ;
sa force.
Le rythme du MRP
Le praticien contrôle le nombre de cycles d'expansion-rétraction (baptisés flexion-extension en ostéopathie) par minute. Généralement le rythme est de 10 à 15 cycles/min.
En deçà, on retrouve souvent des gens fatigués, voire en forte dépression lorsqu'on est à 2 cycles/min.
L'ostéopathe fera donc en sorte de relancer le rythme si celui-ci est particulièrement faible.
L'amplitude du MRP
Les mouvements perçus doivent avoir une certaine amplitude. Il est évident que des mouvements restreints, confinés, ne témoignent pas d'une bonne vitalité.
Là encore, le thérapeute s'attachera à redonner une bonne amplitude aux mouvements grâce à des techniques spécifiques.
La force du MRP
Enfin, le MRP doit être puissant, et cela se ressent dans les mains. En cas de manque de force, l'ostéopathe partira à la recherche du blocage et fera en sorte de le lever.
Le traitement en ostéopathie crânienne

Le terme d'ostéopathe crânien ne veut rien dire dans la mesure où un ostéopathe digne de ce nom, par définition, pratique l'ostéopathie crânienne. Il ne s'agit en aucune façon d'une spécialité, mais uniquement d'un des outils dont dispose le thérapeute.
Presque toutes les consultations ostéopathiques nécessitent d'aller vérifier le bon fonctionnement du MRP.
L'ostéopathe sait comment doivent normalement fonctionner les os crâniens sur lesquels reposent ses doigts. Toute perte de mobilité perçue signera une lésion et la retrouver passe par l'investigation des différentes pièces osseuses et de leurs articulations entre elles.
Une fois le diagnostic effectué (repérage du blocage et de la zone contrariée), le praticien va agir sur les sutures crâniennes, sur les membranes et sur le LCR (notamment en ostéopathie biodynamique).
Pour cela, il exerce de très légères pressions (qui ne doivent pas excéder 20 grammes en principe) en travaillant sur les structures crâniennes.
Le sacrum doit également être investigué.
De même la relation crâne-sacrum est fondamentale.
Les blocages perçus sur l'axe crânio-sacré sont pour la plupart dus à ce qu'on appelle des adhérences duremériennes.
Il s'agit de la dure-mère (la membrane de tension réciproque la plus intéressante aux yeux des ostéopathes) qui s'est fixée à certains étages vertébraux en raison des tensions qu'elle a subies et qu'elle a cherchées à compenser.
De plus, bien que prenant sa source au niveau du crâne, le MRP se transmet à toutes les structures de l'organisme (os, muscles, organes, etc.), sur lesquels il est donc possible d'agir.
Comme toujours, l'ostéopathe fera en sorte de traiter la cause et pas les adaptations qui ne sont que des conséquences. Le symptôme qui amène quelqu'un à consulter est généralement une adaptation qui a une cause située en amont.
L'ostéopathie crânienne est notamment utile pour soigner, par exemple :
tous les problèmes qui touchent la colonne vertébrale ;
les troubles psychologiques ;
certaines dyslexies ;
les problèmes de sommeil (insomnie) ;
de façon générale les enfants (les bébés étant tout particulièrement réceptifs).
Dernière modification par Modération le jeu. 6 juil. 2017 14:31, modifié 1 fois.
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nathalie11
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osteopathie cranienne

Message par nathalie11 »

L'importance de l'Atlas cervicale

Saviez-vous que la première vertèbre cervicale, l’Atlas, est déplacé (sub-luxée) chez pratiquement tous les êtres humains?




L'Atlas : L'Atlas est la première vertèbre cervicale (C1). Elle a été nommée ainsi en rapport au géant Atlas de la mythologie grecque, qui supportait le monde sur cette vertèbre. Cette vertèbre est placée tout proche du cerveau et toutes les commandes passent par cette vertèbre.

L'Axis : elle en est la suite logique aux mouvements de la tête et au bon fonctionnement des autres vertèbres cervicales.

Le mauvais positionnement de l'Atlas, la première vertèbre cervicale, peut avoir de nombreuses conséquences sur notre santé. Douleurs du dos ou de la nuque, migraines, vertiges, perte d’équilibre, difficulté à tourner, lever ou baisser la tête, mauvaise oxygénation du cerveau, compression des nerfs, blocages psychologiques, fatigue générale, mauvaise digestion, fourmillements dans les bras, jambes, bourdonnements dans les oreilles, vue qui baisse, certains types de fybromyalgie.

Peu de gens ont conscience que la première vertèbre cervicale (l'Atlas) sur laquelle repose le crâne est, chez presque tous les humains dans une position incorrecte. Nul ne sait expliquer cette étrange malformation, car il semble que la "luxation" de l'Atlas se produise sans aucune cause extérieure identifiée et qu'elle ne survienne pas seulement à l'occasion d'un accident ou d'une chute. Elle peut survenir par simple contraction de tous les muscles environnants.

Tout d'abord, c'est l'ensemble du squelette qui, en réaction à la sub-luxation de la première vertèbre, va prendre une mauvaise position. La déviation de la colonne vertébrale a ainsi une grande incidence sur le bassin, les hanches et les genoux et peut être à l'origine de douleurs chroniques dans la nuque ou dans le dos, de lumbagos répétitifs, de douleurs dans les hanches, dans les genoux. C'est aussi ce qui nous fait croire que nous avons une jambe plus courte que l'autre parce que nous avons tout simplement une disbalance du bassin.




La mauvaise position de l'Atlas provoque, d'autre part, un rétrécissement du volume du trou du crâne et du canal vertébral. Ce qui entraîne une série de compressions sur les 144 vaisseaux et nerfs qui passent à cet endroit. La moelle épinière, les nerfs crâniens et les sillons nerveux sont comprimés en permanence. La transmission des ordres que le cerveau envoie aux muscles et aux organes se fait mal, le contrôle permanent de notre cerveau sur ce qui se passe à l'extérieur comme à l'intérieur de notre corps est altéré. D'où fatigue générale.Les artères vertébrales, d'autres vaisseaux, la carotide et les vaisseaux lymphatiques subissent eux aussi cette compression. L'oxygénation du cerveau est alors insuffisante, ce qui nuit à l'ensemble de l'activité cérébrale.

C'est un brillant chiropracteur, Joshua Palmer, fondateur de la première école de chiropractie à Chicago qui, en 1930, a découvert l'importance de la position de l'Atlas. Grâce à l’Atlas repositionné dans sa position naturelle, l’organisme commence à mieux fonctionner permettant ainsi sa régénération complète. La colonne vertébrale et tout le squelette sont ainsi progressivement corrigés.

Corriger l’Atlas, c’est diminuer voire supprimer les différents maux :
- Douleurs chroniques (nuque, trapèze, épaule, dos)
- Fourmillements dans les mains bras jambes
- Difficulté à tourner ou baisser la tête
- Certaines formes de fybromyalgie
- Lombalgie, douleurs cervicales
- Douleurs dans les hanches
- Vertiges, perte d'équilibre
- Troubles circulatoires
- Lumbago, sciatique
- Coup du lapin
- Migraines
- Allergies
- Asthme
- Fatigue
- Stress
- …

Pour les sportifs, cela permet une meilleure récupération, augmentation de la concentration et apporte une oxygénation maximale. Pour les enfants, dès l’âge de 6 ans, c'est avant tout une mesure de prévention (sur l'hyperactivité, manque de concentration, perte d’équilibre, fatigue) qui doit être appliquée le plus tôt possible afin de permettre de grandir, de s’épanouir et de vivre en parfaite santé. Quoi qu'il en soit, le repositionnement doit être pratiqué par un chiropracteur confirmé qui effectueras tout d'abord un control pour voir si votre atlas a besoin ou non, d'être repositionné.

Ce control comprend:
1. Vérification du bassin : dis-balance (déséquilibre) éventuelle.
2. Vérification de la colonne
3. Vérification de la position de l’Atlas

Déroulement d’une séance de repositionnement de l'Atlas:
1. Détection de la position de l'Atlas
2. Détection de la position du bassin et de la colonne vertébrale
3. Remise à niveau avec le Reboutement (Réactivation neuro-articulaire sur les parties à traiter)
4. Préparation de la base du crâne et de la cervicale
5. Décantation de la base du crâne et de l’atlas-axis
6. Remise en place de l’atlas si nécessaire
7. Contrôle final de tout le rachis
Tout est fait sans craquement ni brusquerie.

A l'issu de la séance, on observe plusieurs types de réactions. Pour certaines personnes, les douleurs vertébrales disparaissent. D'autres n'ont que des courbatures. Mais, dans la plupart des cas, le soulagement intervient dans les jours qui suivent.Dans quelques situations rares, les symptômes sont aggravés pendant quelques jours, voire semaines, puis disparaissent.

En conséquence, plus le corps et le psychisme étaient déjà malades, plus les réactions peuvent être fortes. Des réactions possibles allant d’une grande fatigue, indicateurs de foyers de maladies importants, aux contractions musculaires dans le domaine de la nuque, du dos, des lombaires, jusqu’aux maladies vécues précédemment, et pas complètement guéries, peuvent de nouveau apparaître momentanément de manière différente.

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Dernière édition par NaturAdmin le Sam 26 Mar 2016 - 15:48, édité 2 fois
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Dernière modification par Ange le lun. 10 juil. 2017 20:29, modifié 1 fois.
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Modération
Modération
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osteopathie cranienne

Message par Modération »

[001]Bonjour Nathalie11,

Les liens ne sont pas autorisés dans ce forum.
Pour information, les liens internet peuvent être placés pour pointer la source d'un article uniquement dans la bibliothèque ainsi que dans le forum justice.

Bonne journée[/001]
Nouveau ? Ancien ? Voici la lecture indispensable.
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nathalie11
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osteopathie cranienne

Message par nathalie11 »

La méthode Surrender se base sur les principes fondateurs de l'ostéopathie Nord-Américaine, et leurs évolutions (crânienne en particulier). Voici une rapide présentation:

Le crâne respire

C’est le Dr W.G. SUTHERLAND qui, à force d’investigations, de dissections, d’examens de chaque indentation des os de la face et du crâne, découvrit et démontra la mobilité du crâne et sa fonction. Il l’a nommée : « Mouvement Respiratoire Primaire »(MRP) et a défini les cinq éléments de sa composition : le crâne, le sacrum, la dure mère, le système nerveux central (SNC) et le liquide céphalo-rachidien(LCR). Le crâne humain, constitué de 22 pièces osseuses articulées les unes avec les autres, doit respirer dans un rythme régulier avec le plus d’amplitude possible. Les os du crâne ne sont pas soudés entre eux mais mobiles, les sutures intracrâniennes remplacent les articulations, les ligaments remplacent les muscles. Les plaques osseuses de la voûte crânienne (par exemple, les pariétaux, le frontal et l’écaille occipitale) sont enclenchées les unes dans les autres ce qui les rend solidaires comme les pièces d’un puzzle. Leurs extrémités sont dentelées et symétriques. Il en est de même pour les 14 os de la face engrenés pour certains comme le mécanisme d’une horloge. La bonne circulation du sang dépend aussi de ce mouvement car les artères et les veines, comme la jugulaire, peuvent dépendre des compressions crâniennes, étant donné qu’elles sont en contact avec les os du crâne.

Le sacrum bouge

La manifestation du MRP au niveau du sacrum se traduit par une bascule du triangle sacré entre les os iliaques. Le sacrum est constitué de cinq vertèbres plates formant un triangle dont le sommet en pointe s’appelle le coccyx. Ces vertèbres se soudent, en partant du bas, de la quinzième à la vingt-cinquième année, mais les unions cartilagineuses de l’enfance permettent à une certaine qualité de mobilité de subsister. Si cette mobilité s’altère ou disparaît, nous sommes en présence d’une pathologie. « Serrez les fesses » en permanence n’est pas l’attitude idéale pour permettre au MRP de s’exprimer, c’est pourtant celle que nous rencontrons en majorité dans nos cabinets. Dans notre monde moderne il reste peu de place au sacrum pour se libérer de ses tensions, tout le monde court en permanence ou se sent prêt à bondir, sollicitant cette région « sacrée » sans considérer son importance. Les organes reliés à cette région en dépendent, l’appareil génital et les intestins sont structurellement reliés au sacrum et dépendent de sa mobilité. Pour fonctionner, tous les organes du corps humain doivent recevoir correctement le sang artériel qui draine l’oxygène, les substances nécessaires à la vie, et qui emporte les déchets qui encombrent les courants veineux et lymphatiques, afin que ne s’installe jamais d’état congestif ou d’œdème.Enfin, si les nerfs liés à l’organe subissent une compression, le « courant » venant du système nerveux central ne passera pas correctement et des troubles divers seront constatés : la structure influence donc la fonction, et ceci dans tout l’organisme. Le sacrum est un centre de réception, d’équilibrage et de répartition des forces mécaniques et énergétiques. Fréquemment en lésion, son traitement est trop souvent négligé et les fonctions de centre mécanique, énergétique, physiologique, psychologique, sexuel et émotionnel qu’il représente sont souvent ignorées.

La dure-mère s’élargit et s’étend

Elle représente une des trois membranes conjonctives qui séparent le crâne de l’encéphale. Entre les deux premières membranes (les plus profondes) circule le liquide céphalorachidien. La troisième membrane plus épaisse et plus résistante recouvre la boite crânienne et adhère à l’os. Elle s’applique donc contre la paroi interne du crâne en laissant passer de grosses veines. Elle possède des prolongements qui vont former des sortes de cloisons entre les hémisphères cérébraux ainsi qu’entre le cerveau et le cervelet, un peu comme la coquille de la noix qui la recouvre et en même temps sépare les cerneaux par des petits prolongements internes. Vers le bas, elle va descendre enrober toute la moelle épinière comme un manchon de protection (le fourreau dural). Elle s’attache au niveau du trou occipital, au niveau des premières vertèbres cervicales et reste libre ensuite pour finir par s’ancrer au niveau du sacrum. Cette liaison crâne-cervicales-sacrum participe au MRP et explique que certains traumatismes sacrés puissent avoir des répercussions au niveau de la tête et du cou. La dure-mère possède naturellement un niveau de tension. En plus de son rôle d’amortisseur et de protection, elle sert à guider et limiter les mouvements des os crâniens, en même temps qu’à les maintenir dans une position physiologique. C’est le grand synchronisateur du mouvement crânien. Les plaques osseuses crâniennes restent solidaires de cette membrane dans laquelle elles ont grandi et en subissent le moindre mouvement, la moindre contrariété. Au sein du MRP, la dure mère représente l’élément mécanique qui entraîne aussi bien les os du crâne, que le sacrum, dans un mouvement rythmé par la respiration unifiée de milliards de cellules. Grâce à des points d’attache solidement ancrés au niveau de l’os frontal au devant du crâne, au niveau du sphénoïde au centre du crâne et au niveau de l’occiput à l’arrière, la membrane permet d’entraîner les 22 os crâniens qui s’articulent les uns avec les autres. Sur le pôle inférieur elle active le sacrum dans un mouvement de rotation autour d’un axe énergétique grâce à ses points d’attache sur la deuxième pièce sacrée et sa prolongation jusqu’au coccyx à travers le fil terminal. En dehors de sa fonction de mécanisme de tension réciproque, elle est le réceptacle de la plupart de nos stress, nous serrant la tête quand elle est trop pleine ou nous remontant le bassin quand nous serrons les fesses devant ce que nous croyons être un danger. Relâcher la dure mère de haut en bas et de bas en haut permet à l’énergie de circuler librement à l’intérieur du flux et du reflux du liquide céphalo-rachidien.

Le système nerveux central se gonfle et se dégonfle

Le système nerveux est anatomiquement central ou périphérique. Ce que l’on considère comme la partie centrale correspond au cerveau et au cervelet prolongés par la moelle épinière. Tous les nerfs qui partent ou retournent vers cet axe nerveux (on parle de névraxe) sont considérés comme périphériques. Au niveau du cerveau, il existe deux parties principales. À l’extérieur nous trouvons le cortex cérébral. C’est la zone de traitement des informations complexes. Constituée de neurones en grande quantité, elle possède une surface plissée que nous connaissons tous. Cette partie du cerveau contrôle le raisonnement, le langage, la vision, l’audition, la cognition. C’est en quelque sorte le microprocesseur central. Ce cortex est généralement capable d’inhiber les parties plus profondes, reptilienne et limbique, de notre cerveau. Le cervelet n’a pas de rôle cognitif, il prolonge le cerveau vers le bas en se positionnant juste au-dessus de la moelle épinière. Il agit comme une structure de coordination des signaux et des commandes qui sont transmises vers la moelle. Cette dernière n’étant en fait qu’un réseau de fibres nerveuses (les neurones) correspondant un peu à une goulotte de câbles irradiant tout l’organisme. Le système nerveux central (cerveau + cervelet + moelle épinière) est considéré comme un seul organe. Dans la description du mouvement respiratoire primaire on peut le comparer à un reptile (vestige de nos origines) qui, sous la pression du liquide céphalo-rachidien, se gonfle et se dégonfle, entraînant dans sa transformation la dure-mère, elle-même membrane motrice des os du crâne et du sacrum. Les hémisphères cérébraux se dilatent pendant l’inhalation (inspiration) et se contractent pendant l’exhalation (expiration) du mécanisme. Le SNC agit comme une pompe grâce aux 70 milliards de cellules qui le composent et se comportent elles aussi, comme de minuscules pompes sous la pression du liquide céphalo-rachidien. Elles sont équipées d’un système musculaire et d’un agencement tubulaire permettant le mouvement et l’intercommunication. Ces microtubules sont capables de supporter des déformations importantes, ce qui permet aux cellules de se mouvoir et « de pomper ». A l’intérieur de ces cellules se trouvent les mitochondries, elles aussi musclées et tubulées, qui agissent comme des sortes de poumons. Tout le monde pompe et le SNC par ses mouvements rythmiques, dans sa masse cellulaire et gélatineuse, animé par la force du LCR, exprime le mouvement involontaire appelé : « Mouvement Respiratoire Primaire ».

Le liquide céphalo-rachidien fluctue

Le liquide céphalo-rachidien (LCR) ou encore liquide cérébro-spinal (LCS) est un vecteur liquidien du corps humain dans lequel baignent le cerveau, le cervelet et la moelle épinière. Il est contenu dans ce que l’on appelle les méninges. Plus précisément entre la pie-mère qui est une fine membrane recouvrant tout le système nerveux central et l'arachnoïde. Le LCR est un liquide mobile (« vivant ») synthétisé au niveau de petites structures très vascularisées : les plexus choroïdes, qui appartiennent aux ventricules cérébraux. Il est résorbé dans une zone bien précise de la membrane arachnoïdienne.Ce liquide est considéré comme en mouvement car renouvelé 4 fois par jour en moyenne. La circulation du liquide céphalo-rachidien se fait au rythme des mouvements du corps et des mouvements respiratoires. Le volume moyen du LCR est de 150 ml. Le LCR a principalement un rôle de protection mécanique du système nerveux central contre les chocs par amortissement des mouvements, il protège aussi les structures nerveuses des infections car il contient les médiateurs de l'immunité humorale et cellulaire. En absence de LCR, le moindre mouvement du crâne nous plongerait, dans le meilleur des cas, dans le coma. Le LCR est omniprésent et fluctuant, cette fluctuation a été comparée à celle de la marée (flux-reflux). Ce mouvement doit être équilibré, équivalent et régulier pour exprimer la « Santé ». Le liquide nourrit et nettoie nos cellules, il irrigue nos tissus car lorsque ceux-ci s’assèchent ils meurent ou se calcifient. Nous sommes faits d’eau ; le corps humain est constitué de 75% d’eau ; le fœtus humain se développe dans le placenta et la vie vient de la mer. Le liquide céphalorachidien se glisse tel un liquide dans un liquide, à partir du canal arachnoïdien, dans lequel il s’écoule, il va se prolonger dans le sang et la lymphe où il devient palpable à plusieurs niveaux. Comme la force de la rivière que l’on vient de libérer d’un barrage, le LCR gonfle les liquides existants et les poussent à fluctuer, il se déverse dans les canaux et les dilate. Il rétablit ou renforce le mouvement dans les étangs d’eau stagnante. Soixante mille kilomètres de vaisseaux mis bout à bout (1,5 fois le tour de la terre) pour acheminer les lipides, les protéines, les vitamines, les enzymes, les oligo-éléments, les minéraux, les hydrates de carbone etc. vers chaque cellule, véhiculés par l’eau de l’organisme. Le facteur premier pour établir une circulation correcte c’est le mouvement, et liquide dans un liquide, c’est le LCR qui dynamise ce mouvement renforcé par l’alternance enroulement/déroulement du cerveau dans lequel il est produit. Il a son propre rythme que l’on peut retrouver dans chaque cellule. Si le rythme n’est pas respecté c’est qu’il y a lésion au niveau d’une ou plusieurs cellules (tissus). Grâce à la puissance énergétique du LCR, la ou les cellules pourront être libérées de leurs tensions, ainsi le rythme et la respiration pourront être rééquilibrés. Mais pour que l’action se réalise, le LCR a besoin d’aide : c’est là que le sixième élément intervient…

Le sixième élément, le souffle de la vie

Nous vivons dans un Univers où tout est relié. Une vision du Tout est plus que nécessaire aujourd’hui, elle est vitale si nous désirons évoluer. De la particule à la galaxie, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, l’unité s’impose. Les interactions entre les objets s’opèrent grâce à l’énergie. L’énergie transporte de l’information, mais quelle information? En synthétisant les données à notre disposition, nous pouvons répondre que l’énergie c’est l’ordre, la maladie c’est le désordre. En recevant l’énergie, l’information captée par l’organisme est donc porteuse d’ordre, d’équilibre et de santé : c’est l’ordre qui corrige le désordre. Pour citer le Pr. Dutheil : « L’ordre peut être traduit comme un monde super lumineux, celui de la conscience totale, de l’ordre et de l’information à l’état pur». Plus nous recevons l’équilibre, plus nous nous rapprochons du point d’équilibre. Cette énergie nous traverse et provient du vide cosmique. Loin d’être de l’espace vide, il forme une mer d’énergie composée d’informations, dans laquelle nous baignons afin de nous mettre physiquement en contact avec le reste du cosmos. Comme dans la mer terrestre, les vagues propagent les événements entre les objets qui s’y trouvent. Le Pr. E. Laszlo nous confirme que le vide est plus proche d’un liquide que d’un gaz et écrit : « Lorsque nous prenons quelques milliers de molécules d’eau et que nous les laissons se disperser, elles ne suivent pas un courant mais se déplacent individuellement. Dans le vide, cependant, les particules se déplacent avec cohérence et sont inter reliées par le plasma du vide super dense, même si ce plasma est de dix à vingt fois plus liquide que l’eau. » L’eau est source d’information : de cellules en cellules elle transmet l’énergie et par conséquent l’information. L’embryon d’un mois est composé de 90% d’eau, c’est une goutte gonflée par les informations de la Vie qui formera un adulte. L’eau représente le vecteur d’information entre le corps énergétique et la cellule organique, l’information est Souffle de vie.
« Le Mécanisme Respiratoire Primaire en tant que mécanisme involontaire inclut le plus grand élément connu, le liquide céphalo-rachidien qui contient l’invisible souffle de vie. Le mécanisme primaire est constitué fondamentalement par la fluctuation du liquide céphalo-rachidien, à l’intérieur et autour du cerveau et de la moelle épinière, la mobilité des os du crâne et du sacrum entre les iliums, et les membranes intracrâniennes et intrarachidiennes fonctionnant comme des agents de tensions réciproques entre leurs points d’insertions articulaires. » W.G. SUTHERLAND

Textes extraits du livre : « Le corps autoguérisseur » - éditions Dervy.
Disponible en vente en ligne sur le site de la ******* ou sur *******.fr ou *******.ca.
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Raison : Le nom des sites a été supprimé ! ⚠
GraceLl
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osteopathie cranienne

Message par GraceLl »

Merci pour l'info, dans mon cas c'est très utile! :37:
GraceLl
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osteopathie cranienne

Message par GraceLl »

Merci pour l'info, dans mon cas c'est très utile! :37:
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