Le PN et ses phrases odieuses

MissPollock
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Le PN et ses phrases odieuses

Message par MissPollock »

pnyme a écrit :
Mia13 a écrit :
C'est toujour plus méprisant toujour jour méchant toujours plus violent toujour plus humiliant
Mo' cerveau était mal en continue et les lune de miel était de plus en plus courte sauf si il avait un gain argent ou autre
Je confirme !
De plus en plus méprisant pour rien.
Il te croise dans la maison et au lieu de te dire comme un autre homme « tu es belle » ou « je t’aime », son réflexe va être de te dire : « pourquoi tu fais ça ? », « pourquoi tu fais pas ça ? », « ah, parce que toi tu sais faire ça ? ».

Bref.
Et je confirme aussi pour les « lunes de miel », elles vont se réduire à apparaître le temps d’obtenir une signature pour l’un de ses fabuleux projets merdiques !
Oui, c'est horrible quand j'y pense... Vers la fin, elle était odieuse, vraiment... une vraie pourriture ! Toujours entrain de me critiquer, jamais contente... en plus, elle avait sa nouvelle target en tête, alors j'étais la personne à abattre, à démonter, à écraser ! :?
Je vous passerai les détails mais j'étais comme dans un cauchemar continue, à ne pas comprendre pourquoi elle était aussi méchante, et à me demander quand ça irait mieux :roll:
Quand tu t’es battue si dur pour te remettre debout, ne retourne jamais vers ceux qui t’ont mise à terre
MARIE33
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Le PN et ses phrases odieuses

Message par MARIE33 »

De belles personnes ! ...je m en veux d avoir été aussi patiente ! Il a bouffé mon énergie..parfois après des nuits A mal dormir car préoccupée j avais vraiment du mal à travailler, et me concentrer...meme sur la route déconcentrée ..trois amendes en trois mois et failli avoir un accident....et tout le temps passé à me relever....merci pour tout ce bonheur Mr PN ... tu m as raconté ta vie pendant des mois, tu as pleuré dans mes jupes, j ai tout fait pour t aider moralement, j ai oublié de m occuper de moi,j ai perdu mon sourire, ma sante puis tu m as dénigre , beaucoup de mensonges , un immense manque de respect, des pétages de plomb sur moi ...JAMAIS tu ne me tueras à petit feu, je ne culpabiliserai pas d être partie,tu n auras pas ma souffrance : la marionnette est debout ! Solide , joyeuse et heureuse !!!!!!!!!!!!!
Andouille81
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Le PN et ses phrases odieuses

Message par Andouille81 »

Oui on pense "aux phrases odieuses" et comme le dit MissPollock c'est en fait la vie qui était un cauchemar continu.

Il y a un peu moins d'un an sur mon sujet j'avais fait un truc que m'avait conseillé mon psy, raconter ma "journée type" quand je vivais avec elle.

Je vous le remet ici si ça vous intéresse, c'est assez édifiant sur la "vie odieuse" qu'on s'impose. Pour ceux/celles qui sont "dans le dur" je vous invite à réaliser l'exercice, on dévoile des choses refoulés et quand on se relie on réalise bien l'étendu de notre situation.
---------
Mise en contexte, on va placer cette journée vers le début de l'année, quelques mois avant qu'elle ne me quitte, une période où je n'avais pas de job... avec le recul j'étais au fond du trou mais je ne m'en rendais pas compte.

Moteur, action...

- 6 h du mat', le réveil de son téléphone sonne et me fait sursauter. Comme tous les matins il va sonner non stop toutes les 6 minutes pour "lui laisser le temps de se réveiller". Je lui ai dit, il y a longtemps quand je croyais qu'on pouvait dialoguer dans un couple, que c'est assez "insupportable" comme manière de se réveiller. Rien à faire, notre couple, ses règles...

J'ai dormi comme une masse, mais là j'ai les yeux grands ouvert dans le noir, pas question d'en profiter pour me lever. Elle ne supporte pas que je me lève en premier... malheureusement elle n'aime pas non plus que je feignante au lit ou que je prenne mon temps... j'attends donc qu'elle se lève pour donner le signal.

Je sais qu'elle est réveillée, elle bouge... au début de notre relation j'aurai joui de ces minutes avant le levé pour la prendre dans mes bras et prendre le temps de nous réveiller dans notre cocon de bonheur. Mais ça fait longtemps qu'elle ne supporte pas que je la touche le matin, "comme elle dit, elle n'est pas du matin." Bien sûr il y a des jours où elle me reprochera de ne pas le faire, mais comme on dit "souvent, femme varie."

J'attends donc dans le noir, immobile.

-6h30 elle décide de se lever d'un coup, sans un mot elle allume toutes les lumières (si je n'étais pas réveillé, c'est fait) et descend dans la salle de bain sans m'adresser la parole ni me lancer le moindre regard. Elle n'est pas du matin.

Moi j'enfile mon survet' et descend 2 étages vers la cuisine, pendant qu'elle va passer 3/4 d'heure une heure à se pomponner moi j'ai plein de chose à préparer... pour elle.

Avant toute chose, je sors dans le petit jardin pour...pisser. Je trouve ça dégueulasse et j'en ai un peu honte, mais le matin je n'ai pas le droit de résidence à l'étage avec la salle de bain et les toilettes, car je "l'insupporte" le matin à lui tourner autour. Au moins, ce matin je n'ai pas envie de la "grosse commission"...sinon j'aurai encore passé une heure à serrer les fesses et avoir mal au ventre en attendant qu'elle parte et que je puisse accéder aux toilettes :31: .

Vite, vite... je dois lui préparer son repas à emporter pour le midi. Surtout tout bien faire comme elle-aime, ne pas oublier de lui mettre une pomme, tous les couverts, sa bouteille d'eau, sa serviette...s'il manque un truc ça lui gâchera sa journée et elle me le dira.

Tout ça, je le fais dans le silence maximum, pas de radio, je ne chantonne pas, rien...elle n'est pas du matin et ne veut pas de bruit. J'hésite à me faire couler un café car le percolateur est bruyant et l'odeur pourrait la déranger... l'odeur pourrait monter les étages... surtout je ne sais pas si je lui en fait un... généralement si je le fais elle me dit qu'elle n'en boit jamais le matin, si je m'en fais un sans lui en faire, elle me le reproche. Je prends un risque et m'en fais un juste pour moi...

Son repas est prêt, il faut que je charge sa voiture... sa sacoche, ses affiches, etc... tout doit être chargé dans un ordre précis dans son coffre. C'est le mois de janvier, il faut que je gratte le givre de ses vitres et fasse chauffer sa voiture pour que ça soit chaud quand elle part.

7h10 il me reste un bon quart d'heure avant qu'elle descende... mais je dois rester dans la cuisine. Avant, dans une autre vie j'en aurai profiter pour faire des pompes, des abdos... mais elle déteste que je fasse du sport, c'est interdit, en plus je n'en ai plus vraiment la motivation... que faire, attendre dans le silence ? Je prend un roman dans mon sac à dos...oui depuis 2 ans je vie avec un sac sur le dos, car souvent je me retrouve à la rue et j'ai pris le coup d'avoir tout l'essentiel sur moi.

Elle n'aime pas que je perde mon temps à lire, donc je n'ai pas vraiment le droit... mais si je ne fais pas de bruit ça devrait passer inaperçu.

7h25 elle sort de la SdB et descend, je n'ai pas le temps de cacher mon livre. Enfin je peux lui dire : "Bonjour mon Coeur".
h
Elle a sa tête des mauvais jour (en fait sa tête de tous les jours) et elle a vu mon livre alors pour toute réponse : "Tu vas te décider quand à t'occuper de la bonde de la douche qui est bouchée à cause des cheveux ? Je te l'ai déjà dit hier..."

Aïe, j'avais oublié... si moi aussi je n'étais pas du matin, je lui répondrai bien que j'ai la boule à zéro donc que ce n'est certainement pas mes cheveux qui bouchent le douche et qu'en plus elle peut tout comme moi s'en occuper... mais bon, les tâches dégradantes et rébarbatives c'est bien sûr ma responsabilité.

Toutes les manières elle est déjà en train de partir non sans me lancer "Va vraiment falloir que tu changes je ne vais pas te supporter longtemps... on peut pas tous passer notre temps à glander". Rappel subtile et motivant à ma situation professionnel actuelle.

La voilà parti, sans même un bisou du bout des lèvres. Le peu de parole échangé m'a mis le moral à zéro, comme souvent ces derniers mois, et je sens que je vais passer la journée à ruminer...

Je bois mon café et fume une cigarette. En temps normal je devrais être en train de lui écrire un texto de "bonne journée" pour qu'elle le reçoive en arrivant au boulot... mais là je suis vexé, je décide sachant que je risque de le payer plus ou moins cher, de ne pas lui écrire, ce sera mon acte de résistance de la journée.

Son texto à elle ne se fait pas attendre : "Putain tu fais encore la gueule??? On peut rien te dire tu prends tout mal. Passe une bonne journée quand même."

Moi j'ai encore des trucs à faire avant de commencer ma journée à moi... en haut c'est le "capharnaüm" , les affaires traînent où elles sont tombées, je range et je nettoie derrière elle et puis je dois m'occuper de la douche.

9h J'arrive chez mes parents. PN trouve que j'y passe trop de temps qu'il "faudrait couper le cordon". Elle ne comprend pas pourquoi je passe mes journées là-bas... le problème c'est que "chez nous" je tourne un peu en rond. Je n'ai pas le droit d'avoir de console de jeu ou d'ordinateur, ne peux pas avoir de livre, du matériel de sport (on en a déjà parlé)... en plus on a déménagé il y a quelques temps, dans une maison qu'elle a choisi de A à Z et on est passé du Centre-ville où j'avais tout à porté, à une citée dortoir sans rien autour, à 10 bornes de tout ce qui faisait ma vie jusqu'à maintenant.

Surtout, mes parents retraités ça me fait au moins des gens à qui parler et j'ai tout le confort chez eux puisque c'est là que j'ai entreposé mes affaires.

Je prends le café avec ma mère en parlant de tout et de rien, en faisant bonne figure et en jouant le fils pour qui tout va bien.

10h Je me fais violence pour chercher un job via internet... ça rythme ma vie en ce moment.

Je ne trouve pas grand chose... j'aimerai travailler dans le domaine de l'éducation (je viens d'avoir mon diplôme), mais PN qui travaille aussi dedans a décrété que je n'étais pas "fait pour ça" donc je cherche ailleurs.

J'ai bossé un temps dans la sécu et il y a des trucs...mais avec horaires décalés, elle refusera car je "l'abandonnerai".

Il y a d'autres jobs, pour lesquels je pourrais candidater, mais il y a toute les chance que je ne fasse pas l'affaire... en temps normal j'aurai tenté le coup mais en ce moment j'ai l'impression d'être un looser et de tout foirer... une lettre de refus me sapera encore le moral, donc j'écris pas.

11h30 Vite...ça va être sa pause de midi. Il faut que je lui envoie son texto de "bonaprem'". J'ai déjà pas écrit ce matin, là je risque gros.

11h46Elle me répond "Moi aussi je t'aime mon Petit Amour...t'es l'homme de ma vie blabla...à ce soir mon amour blabla"... super mignon étant donné son attitude de ce matin... les montagnes russes comme toujours.

Faudrait que je mange mais j'essaye de ne pas le faire... je prends du poids et ça me ruine le moral.

Je devrais continuer à chercher un job mais j'ai plus la motivation...de toutes les manières j'ai envie de rien, j'ai des pensées parasites sur mon couple qui tourne en boucle depuis ce matin... j'ai envie que d'un truc me coucher et dormir (ma dépression avait commencé sans que je le sache je pense).

15h30 Ca va être l'heure d'aller chercher mes enfants à l'école et les garder chez mes parents avant de les poser chez leur mère. C'est un peu la course, il va falloir faire le goûter, les devoirs, jouer... mais ça reste le "but" de ma journée, le seul moment où j'ai l'impression de servir à quelque chose.

18h Il faut ramener les enfants chez leur mère...PN sait que je les ramène pour 18h15 et je dois faire les courses pour manger ce soir. Si je ne suis pas arrivé à 18h45 ça va mal se passer. La "course" commence... je suis minuté alors qu'au final rien ne presse. Je speed les enfants, prend à peine le temps de parler à mon ex et file au magasin... là comme d'hab je ne sais pas quoi acheter. Le repas (comme toutes les tâches ménagères au final) est de ma responsabilité, mais mademoiselle est très difficile (contrairement à ce qu'elle clame haut et fort) pas d'oignons, pas de ci, pas de ça, frais, bio,... bref comme un soir sur deux ça sera pâtes aux lardons, parfois j'ai l'impression qu'elle se nourrit de ça. C'est pas plus mal, à chaque fois que j'essaye de varier ou de cuisiner autre chose, c'est toujours raté, trop salé, trop cuit, meilleur chez sa mère... Au moins, demain elle travaille donc elle ne m'a pas demandé de préparé un "apéro en amoureux" avec saumon, foie gras, saucisson et surtout sa bouteille de vin perso qui m'aurait coûté encore 50 euros. Mise à part une bière ou deux elle devrait donc être à peu prêt sobre ce soir.

18h50 Je passe la porte en retard...je stress le moindre bus qui se traîne ou embouteillage sur mon chemin est devenu mon ennemi personnel. En fait comme souvent je me suis inquiété pour rien... elle prépare son boulot de demain dans le salon et pourrait tout aussi bien avoir oublié que j'existais. Bien sur le bazar ambiant est revenu dans le salon, elle a étalé tout son petit bordel et dérangé tout ce que j'avais arrangé le matin. Elle me dit à peine bonjour, elle est occupée. Je sais qu'il ne faut pas la déranger donc je m’assoies sur le canapé et j'attend... par chance elle a allumé la télé en fond, je n'ai pas vraiment le droit de changer de chaîne aussi devrais-je me contenter de Cyril Hanouna and co mais au moins ça m'occupe un peu.

19h11 Elle se décide à faire une pause clope et à me parler. Elle s'inquiète de ma journée mais veut surtout me raconter la sienne, les gens avec qui elle s'est pris la tête, les parents de ses élèves qu'elle a renvoyé chier, ses collègues qui "ne savent pas bosser"... vient mon tour et j'ai pas grand chose à lui raconter, elle a déjà son avis, le travail j'en cherche pas vraiment, mes parents je les vois trop et mes gosses ça l'intéresse pas vraiment sauf pour me dire ce que je fais mal dans leur éducation.

Elle ponctue par un : "ouais t'as encore rien branlé" et retourne travailler. Je recommence à tenter de m'intéresser aux pitreries d'Hanouna sans faire de bruit en remarquant dans ma tête que ça fait plus de 12 heures qu'on est réveillé et qu'elle ne m'a toujours pas embrassé.

19h52 Nouvelle pause clope et elle se rend compte qu'il faut aller lui en acheter, comme un soir sur deux. Bien sûr, elle aura attendu que tous les Tabacs soient fermés pour s'en rendre compte. Le dernier ouvert est à l'autre bout de la ville. Comme pour les courses, sur son trajet il y a au moins 4 ou 5 endroits faciles d’accès où elle aurait pu s’arrêter, mais c'est plus facile de me faire repartir.

Au final ça m'arrange maintenant, j'en ai pour une heure aller/retour, seul, ça me permet de respirer et de m'aérer... je prends mon blouson et me pose devant elle, j'attends... elle me regarde interloquée...il faut que je lui réclame de l'argent pour payer ses 3 paquets de clopes. Ca ne lui vient pas d'instinct. Parfois je paye quand je peux, mais je suis déjà dans le "rouge" et en plus j'ai encore payé les courses comme toujours. Elle fini par me donner sa carte en grognant.

20h Je pars en vadrouille... j'écoute la radio je chante...je roule pour rouler.

Il y a un petit problème, le buraliste n'a plus de paquets de 20... je prends donc 2 paquets de 30. Mêmes clopes, même prix... mais ça lui plaira pas.

20h50 Je suis de retour et je l'entends vitupérer toute seule... l'imprimante fait encore des siennes. C'est un bug récurrent qui prend 5 minutes à réparer. Je me contente de la regarder sans interférer car elle ne supporte pas que "je l'aide" au bout de 30 seconde le signal tombe :

-"arrète de me regarder comme un gland et bouge toi."

3 minutes pour régler le problème sous son œil inquisiteur, au cas où j'effacerai ses fichiers...

Ca fait un bout de temps que je lui ai dit qu'il faudrait changer d'imprimante...elle n'a pas l'air décider. En fait, je crois qu'elle attend que j'en achète une. C'est paradoxal car l'imprimante à part pour la réparer je n'ai pas le droit d'y toucher...quand j'ai besoin d'une impression je dois aller chez mes parents ou dans un cyber... je ne comprend pas bien pourquoi je devrais en acheter une nouvelle. Mais bon elle n'a jamais d'argent et c'est vrai que c'était mieux de s'acheter une énième perd de chaussures à 200 balles.

21h10 L'imprimante est réparée mais j'ai pris trop de temps donc on ne me remercie pas... je retourne sur le canapé sans bruit, Cyril va bientôt rendre l'antenne...

21h27 Elle va "commencer" à avoir faim, ça serait bien que je me bouge et fasse la bouffe pendant qu'elle termine. Je descend pour une heure faire la cuisine etc... elle a terminé en fait, mais souffle et prend du "temps pour elle". Je fais à manger, met la table etc... on mange sans vraiment se parler devant une émission de télé-réalité de merde qu'elle a choisi, mes pâtes sont bien sûr trop cuites pas assez salées, le dessert ne lui plait pas...bref, je débarrasse fait la vaisselle et retourne me poser à côté d'elle.

Elle est dans son émission donc pas vraiment envie de communiquer. A une époque je lui aurais probablement proposé de faire l'amour, mais elle est de moins en moins réceptive. J'ai de plus en plus l'impression d'être un "gode vivant"... c'est quand et comme elle veut, elle claque des doigts et je dois être au garde à vous, mes envies n'ont que peu d'importance. Toutes les manières ça m'arrange, pour la première fois de ma vie je commence à avoir des complexe sur mon corps, à force d'entendre que je suis petit, gros et moche.

23h30 Elle décide que c'est l'heure de se coucher, elle éteint la télé et monte dans la chambre parce qur "y en a qui bossent". Bien sûr comme le levé, le couché se fait quand elle le dit, pas question de faire bande à part.

Une fois au lit elle passe 30 minutes sur son téléphone portable, à arpenter les réseaux sociaux... moi j'attends sans bruit, en essayant de ne pas m'endormir sinon ça me sera reproché.

00h02 Elle pose son téléphone et éteint la lumière, s'enroule dans la couette (en me découvrant) et me lance un "Bonne nuit Minou!".

Moi je ferme les yeux, au final ça a été une bonne journée, elle ne m'a pas trop insulté, pas frappé et ne m'a pas quitté en me foutant à la porte en balançant mes affaires. Elle était de bonne humeur au final. Je ferme les yeux... avec un peu de chance je ne me réveillerai pas demain matin.

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A la relecture, quasi un an après je vois bien comme ma vie est "plus mieux" aujourd'hui ;)
Monaline
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Le PN et ses phrases odieuses

Message par Monaline »

Les posts des uns et des autres m'ont rappelé les monstruosités de pn et me font amèrement sourire.

Le coup de la culture...il faut pas trop la ramener toi et tes amis universitaires... alors qu'avant il était fier que j'avais fait des études et le disait à tous ses amis.
Bizarrement moi et ses ex (et sa nouvelle proie) sommes toutes universitaires mais toutes des connes flemmardes, snob, privilégiées...ah Oui par contre pour l'aider à avancer dans sa carrière, on y a toutes mis notre petite pierre. Et toute sa soi-disant culture venait en fait de la proie précédente...là aussi une arnaque!

Les phrases odieuses qui m'ont cassée sont celles qui m'attaquaient sur mes origines (je suis métisse). Mon pays de singes...En voyage dans un pays peu habitué à voir des personnes de couleur, les gens me devisageaient et mon pn: oh regarde comme ils sont dégoûtés par toi...et en plus ils me regardent mal aussi parce que je suis avec toi. Beurk!
Autre remarque sympa, la comparaison avec les autres style- ta copine est est exactement le genre de fille pour qui je te quitterai immédiatement....
Gros travail sur moi pour deprogrammer tout ça.
Monaline
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Le PN et ses phrases odieuses

Message par Monaline »

MissPollock a écrit :
pnyme a écrit :
Je confirme !
De plus en plus méprisant pour rien.
Il te croise dans la maison et au lieu de te dire comme un autre homme « tu es belle » ou « je t’aime », son réflexe va être de te dire : « pourquoi tu fais ça ? », « pourquoi tu fais pas ça ? », « ah, parce que toi tu sais faire ça ? ».

Bref.
Et je confirme aussi pour les « lunes de miel », elles vont se réduire à apparaître le temps d’obtenir une signature pour l’un de ses fabuleux projets merdiques !
Oui, c'est horrible quand j'y pense... Vers la fin, elle était odieuse, vraiment... une vraie pourriture ! Toujours entrain de me critiquer, jamais contente... en plus, elle avait sa nouvelle target en tête, alors j'étais la personne à abattre, à démonter, à écraser ! :?
Je vous passerai les détails mais j'étais comme dans un cauchemar continue, à ne pas comprendre pourquoi elle était aussi méchante, et à me demander quand ça irait mieux :roll:
C'est exactement ça...passer de la seule personne qui le comprend jsuqu'a la chute et devenir la personne à abattre. Quel mot fort mais tellement juste!
Et tous les coups sont permis. Jy ai laissé ma santé: des kystes qui sortent, les maux de tête permanents, le sommeil de qqs heures...sans parler du mental. Et les remarques que les autres sont tellement mieux, plus fun moins angoissants. Ah oui mais eux ne vivent pas avec pn! Sa nouvelle doit avoir une sacrée cuirasse car j'ai su qu'ils vivent ensemble maintenant et que ça dure ...ça me fait douter parfois.
Et si ces monstruosités n'étaient réservées qu'à moi!?!?
Mia13
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Le PN et ses phrases odieuses

Message par Mia13 »

Andouille81 a écrit :Oui on pense "aux phrases odieuses" et comme le dit MissPollock c'est en fait la vie qui était un cauchemar continu.

Il y a un peu moins d'un an sur mon sujet j'avais fait un truc que m'avait conseillé mon psy, raconter ma "journée type" quand je vivais avec elle.

Je vous le remet ici si ça vous intéresse, c'est assez édifiant sur la "vie odieuse" qu'on s'impose. Pour ceux/celles qui sont "dans le dur" je vous invite à réaliser l'exercice, on dévoile des choses refoulés et quand on se relie on réalise bien l'étendu de notre situation.
---------
Mise en contexte, on va placer cette journée vers le début de l'année, quelques mois avant qu'elle ne me quitte, une période où je n'avais pas de job... avec le recul j'étais au fond du trou mais je ne m'en rendais pas compte.

Moteur, action...

- 6 h du mat', le réveil de son téléphone sonne et me fait sursauter. Comme tous les matins il va sonner non stop toutes les 6 minutes pour "lui laisser le temps de se réveiller". Je lui ai dit, il y a longtemps quand je croyais qu'on pouvait dialoguer dans un couple, que c'est assez "insupportable" comme manière de se réveiller. Rien à faire, notre couple, ses règles...

J'ai dormi comme une masse, mais là j'ai les yeux grands ouvert dans le noir, pas question d'en profiter pour me lever. Elle ne supporte pas que je me lève en premier... malheureusement elle n'aime pas non plus que je feignante au lit ou que je prenne mon temps... j'attends donc qu'elle se lève pour donner le signal.

Je sais qu'elle est réveillée, elle bouge... au début de notre relation j'aurai joui de ces minutes avant le levé pour la prendre dans mes bras et prendre le temps de nous réveiller dans notre cocon de bonheur. Mais ça fait longtemps qu'elle ne supporte pas que je la touche le matin, "comme elle dit, elle n'est pas du matin." Bien sûr il y a des jours où elle me reprochera de ne pas le faire, mais comme on dit "souvent, femme varie."

J'attends donc dans le noir, immobile.

-6h30 elle décide de se lever d'un coup, sans un mot elle allume toutes les lumières (si je n'étais pas réveillé, c'est fait) et descend dans la salle de bain sans m'adresser la parole ni me lancer le moindre regard. Elle n'est pas du matin.

Moi j'enfile mon survet' et descend 2 étages vers la cuisine, pendant qu'elle va passer 3/4 d'heure une heure à se pomponner moi j'ai plein de chose à préparer... pour elle.

Avant toute chose, je sors dans le petit jardin pour...pisser. Je trouve ça dégueulasse et j'en ai un peu honte, mais le matin je n'ai pas le droit de résidence à l'étage avec la salle de bain et les toilettes, car je "l'insupporte" le matin à lui tourner autour. Au moins, ce matin je n'ai pas envie de la "grosse commission"...sinon j'aurai encore passé une heure à serrer les fesses et avoir mal au ventre en attendant qu'elle parte et que je puisse accéder aux toilettes :31: .

Vite, vite... je dois lui préparer son repas à emporter pour le midi. Surtout tout bien faire comme elle-aime, ne pas oublier de lui mettre une pomme, tous les couverts, sa bouteille d'eau, sa serviette...s'il manque un truc ça lui gâchera sa journée et elle me le dira.

Tout ça, je le fais dans le silence maximum, pas de radio, je ne chantonne pas, rien...elle n'est pas du matin et ne veut pas de bruit. J'hésite à me faire couler un café car le percolateur est bruyant et l'odeur pourrait la déranger... l'odeur pourrait monter les étages... surtout je ne sais pas si je lui en fait un... généralement si je le fais elle me dit qu'elle n'en boit jamais le matin, si je m'en fais un sans lui en faire, elle me le reproche. Je prends un risque et m'en fais un juste pour moi...

Son repas est prêt, il faut que je charge sa voiture... sa sacoche, ses affiches, etc... tout doit être chargé dans un ordre précis dans son coffre. C'est le mois de janvier, il faut que je gratte le givre de ses vitres et fasse chauffer sa voiture pour que ça soit chaud quand elle part.

7h10 il me reste un bon quart d'heure avant qu'elle descende... mais je dois rester dans la cuisine. Avant, dans une autre vie j'en aurai profiter pour faire des pompes, des abdos... mais elle déteste que je fasse du sport, c'est interdit, en plus je n'en ai plus vraiment la motivation... que faire, attendre dans le silence ? Je prend un roman dans mon sac à dos...oui depuis 2 ans je vie avec un sac sur le dos, car souvent je me retrouve à la rue et j'ai pris le coup d'avoir tout l'essentiel sur moi.

Elle n'aime pas que je perde mon temps à lire, donc je n'ai pas vraiment le droit... mais si je ne fais pas de bruit ça devrait passer inaperçu.

7h25 elle sort de la SdB et descend, je n'ai pas le temps de cacher mon livre. Enfin je peux lui dire : "Bonjour mon Coeur".
h
Elle a sa tête des mauvais jour (en fait sa tête de tous les jours) et elle a vu mon livre alors pour toute réponse : "Tu vas te décider quand à t'occuper de la bonde de la douche qui est bouchée à cause des cheveux ? Je te l'ai déjà dit hier..."

Aïe, j'avais oublié... si moi aussi je n'étais pas du matin, je lui répondrai bien que j'ai la boule à zéro donc que ce n'est certainement pas mes cheveux qui bouchent le douche et qu'en plus elle peut tout comme moi s'en occuper... mais bon, les tâches dégradantes et rébarbatives c'est bien sûr ma responsabilité.

Toutes les manières elle est déjà en train de partir non sans me lancer "Va vraiment falloir que tu changes je ne vais pas te supporter longtemps... on peut pas tous passer notre temps à glander". Rappel subtile et motivant à ma situation professionnel actuelle.

La voilà parti, sans même un bisou du bout des lèvres. Le peu de parole échangé m'a mis le moral à zéro, comme souvent ces derniers mois, et je sens que je vais passer la journée à ruminer...

Je bois mon café et fume une cigarette. En temps normal je devrais être en train de lui écrire un texto de "bonne journée" pour qu'elle le reçoive en arrivant au boulot... mais là je suis vexé, je décide sachant que je risque de le payer plus ou moins cher, de ne pas lui écrire, ce sera mon acte de résistance de la journée.

Son texto à elle ne se fait pas attendre : "Putain tu fais encore la gueule??? On peut rien te dire tu prends tout mal. Passe une bonne journée quand même."

Moi j'ai encore des trucs à faire avant de commencer ma journée à moi... en haut c'est le "capharnaüm" , les affaires traînent où elles sont tombées, je range et je nettoie derrière elle et puis je dois m'occuper de la douche.

9h J'arrive chez mes parents. PN trouve que j'y passe trop de temps qu'il "faudrait couper le cordon". Elle ne comprend pas pourquoi je passe mes journées là-bas... le problème c'est que "chez nous" je tourne un peu en rond. Je n'ai pas le droit d'avoir de console de jeu ou d'ordinateur, ne peux pas avoir de livre, du matériel de sport (on en a déjà parlé)... en plus on a déménagé il y a quelques temps, dans une maison qu'elle a choisi de A à Z et on est passé du Centre-ville où j'avais tout à porté, à une citée dortoir sans rien autour, à 10 bornes de tout ce qui faisait ma vie jusqu'à maintenant.

Surtout, mes parents retraités ça me fait au moins des gens à qui parler et j'ai tout le confort chez eux puisque c'est là que j'ai entreposé mes affaires.

Je prends le café avec ma mère en parlant de tout et de rien, en faisant bonne figure et en jouant le fils pour qui tout va bien.

10h Je me fais violence pour chercher un job via internet... ça rythme ma vie en ce moment.

Je ne trouve pas grand chose... j'aimerai travailler dans le domaine de l'éducation (je viens d'avoir mon diplôme), mais PN qui travaille aussi dedans a décrété que je n'étais pas "fait pour ça" donc je cherche ailleurs.

J'ai bossé un temps dans la sécu et il y a des trucs...mais avec horaires décalés, elle refusera car je "l'abandonnerai".

Il y a d'autres jobs, pour lesquels je pourrais candidater, mais il y a toute les chance que je ne fasse pas l'affaire... en temps normal j'aurai tenté le coup mais en ce moment j'ai l'impression d'être un looser et de tout foirer... une lettre de refus me sapera encore le moral, donc j'écris pas.

11h30 Vite...ça va être sa pause de midi. Il faut que je lui envoie son texto de "bonaprem'". J'ai déjà pas écrit ce matin, là je risque gros.

11h46Elle me répond "Moi aussi je t'aime mon Petit Amour...t'es l'homme de ma vie blabla...à ce soir mon amour blabla"... super mignon étant donné son attitude de ce matin... les montagnes russes comme toujours.

Faudrait que je mange mais j'essaye de ne pas le faire... je prends du poids et ça me ruine le moral.

Je devrais continuer à chercher un job mais j'ai plus la motivation...de toutes les manières j'ai envie de rien, j'ai des pensées parasites sur mon couple qui tourne en boucle depuis ce matin... j'ai envie que d'un truc me coucher et dormir (ma dépression avait commencé sans que je le sache je pense).

15h30 Ca va être l'heure d'aller chercher mes enfants à l'école et les garder chez mes parents avant de les poser chez leur mère. C'est un peu la course, il va falloir faire le goûter, les devoirs, jouer... mais ça reste le "but" de ma journée, le seul moment où j'ai l'impression de servir à quelque chose.

18h Il faut ramener les enfants chez leur mère...PN sait que je les ramène pour 18h15 et je dois faire les courses pour manger ce soir. Si je ne suis pas arrivé à 18h45 ça va mal se passer. La "course" commence... je suis minuté alors qu'au final rien ne presse. Je speed les enfants, prend à peine le temps de parler à mon ex et file au magasin... là comme d'hab je ne sais pas quoi acheter. Le repas (comme toutes les tâches ménagères au final) est de ma responsabilité, mais mademoiselle est très difficile (contrairement à ce qu'elle clame haut et fort) pas d'oignons, pas de ci, pas de ça, frais, bio,... bref comme un soir sur deux ça sera pâtes aux lardons, parfois j'ai l'impression qu'elle se nourrit de ça. C'est pas plus mal, à chaque fois que j'essaye de varier ou de cuisiner autre chose, c'est toujours raté, trop salé, trop cuit, meilleur chez sa mère... Au moins, demain elle travaille donc elle ne m'a pas demandé de préparé un "apéro en amoureux" avec saumon, foie gras, saucisson et surtout sa bouteille de vin perso qui m'aurait coûté encore 50 euros. Mise à part une bière ou deux elle devrait donc être à peu prêt sobre ce soir.

18h50 Je passe la porte en retard...je stress le moindre bus qui se traîne ou embouteillage sur mon chemin est devenu mon ennemi personnel. En fait comme souvent je me suis inquiété pour rien... elle prépare son boulot de demain dans le salon et pourrait tout aussi bien avoir oublié que j'existais. Bien sur le bazar ambiant est revenu dans le salon, elle a étalé tout son petit bordel et dérangé tout ce que j'avais arrangé le matin. Elle me dit à peine bonjour, elle est occupée. Je sais qu'il ne faut pas la déranger donc je m’assoies sur le canapé et j'attend... par chance elle a allumé la télé en fond, je n'ai pas vraiment le droit de changer de chaîne aussi devrais-je me contenter de Cyril Hanouna and co mais au moins ça m'occupe un peu.

19h11 Elle se décide à faire une pause clope et à me parler. Elle s'inquiète de ma journée mais veut surtout me raconter la sienne, les gens avec qui elle s'est pris la tête, les parents de ses élèves qu'elle a renvoyé chier, ses collègues qui "ne savent pas bosser"... vient mon tour et j'ai pas grand chose à lui raconter, elle a déjà son avis, le travail j'en cherche pas vraiment, mes parents je les vois trop et mes gosses ça l'intéresse pas vraiment sauf pour me dire ce que je fais mal dans leur éducation.

Elle ponctue par un : "ouais t'as encore rien branlé" et retourne travailler. Je recommence à tenter de m'intéresser aux pitreries d'Hanouna sans faire de bruit en remarquant dans ma tête que ça fait plus de 12 heures qu'on est réveillé et qu'elle ne m'a toujours pas embrassé.

19h52 Nouvelle pause clope et elle se rend compte qu'il faut aller lui en acheter, comme un soir sur deux. Bien sûr, elle aura attendu que tous les Tabacs soient fermés pour s'en rendre compte. Le dernier ouvert est à l'autre bout de la ville. Comme pour les courses, sur son trajet il y a au moins 4 ou 5 endroits faciles d’accès où elle aurait pu s’arrêter, mais c'est plus facile de me faire repartir.

Au final ça m'arrange maintenant, j'en ai pour une heure aller/retour, seul, ça me permet de respirer et de m'aérer... je prends mon blouson et me pose devant elle, j'attends... elle me regarde interloquée...il faut que je lui réclame de l'argent pour payer ses 3 paquets de clopes. Ca ne lui vient pas d'instinct. Parfois je paye quand je peux, mais je suis déjà dans le "rouge" et en plus j'ai encore payé les courses comme toujours. Elle fini par me donner sa carte en grognant.

20h Je pars en vadrouille... j'écoute la radio je chante...je roule pour rouler.

Il y a un petit problème, le buraliste n'a plus de paquets de 20... je prends donc 2 paquets de 30. Mêmes clopes, même prix... mais ça lui plaira pas.

20h50 Je suis de retour et je l'entends vitupérer toute seule... l'imprimante fait encore des siennes. C'est un bug récurrent qui prend 5 minutes à réparer. Je me contente de la regarder sans interférer car elle ne supporte pas que "je l'aide" au bout de 30 seconde le signal tombe :

-"arrète de me regarder comme un gland et bouge toi."

3 minutes pour régler le problème sous son œil inquisiteur, au cas où j'effacerai ses fichiers...

Ca fait un bout de temps que je lui ai dit qu'il faudrait changer d'imprimante...elle n'a pas l'air décider. En fait, je crois qu'elle attend que j'en achète une. C'est paradoxal car l'imprimante à part pour la réparer je n'ai pas le droit d'y toucher...quand j'ai besoin d'une impression je dois aller chez mes parents ou dans un cyber... je ne comprend pas bien pourquoi je devrais en acheter une nouvelle. Mais bon elle n'a jamais d'argent et c'est vrai que c'était mieux de s'acheter une énième perd de chaussures à 200 balles.

21h10 L'imprimante est réparée mais j'ai pris trop de temps donc on ne me remercie pas... je retourne sur le canapé sans bruit, Cyril va bientôt rendre l'antenne...

21h27 Elle va "commencer" à avoir faim, ça serait bien que je me bouge et fasse la bouffe pendant qu'elle termine. Je descend pour une heure faire la cuisine etc... elle a terminé en fait, mais souffle et prend du "temps pour elle". Je fais à manger, met la table etc... on mange sans vraiment se parler devant une émission de télé-réalité de merde qu'elle a choisi, mes pâtes sont bien sûr trop cuites pas assez salées, le dessert ne lui plait pas...bref, je débarrasse fait la vaisselle et retourne me poser à côté d'elle.

Elle est dans son émission donc pas vraiment envie de communiquer. A une époque je lui aurais probablement proposé de faire l'amour, mais elle est de moins en moins réceptive. J'ai de plus en plus l'impression d'être un "gode vivant"... c'est quand et comme elle veut, elle claque des doigts et je dois être au garde à vous, mes envies n'ont que peu d'importance. Toutes les manières ça m'arrange, pour la première fois de ma vie je commence à avoir des complexe sur mon corps, à force d'entendre que je suis petit, gros et moche.

23h30 Elle décide que c'est l'heure de se coucher, elle éteint la télé et monte dans la chambre parce qur "y en a qui bossent". Bien sûr comme le levé, le couché se fait quand elle le dit, pas question de faire bande à part.

Une fois au lit elle passe 30 minutes sur son téléphone portable, à arpenter les réseaux sociaux... moi j'attends sans bruit, en essayant de ne pas m'endormir sinon ça me sera reproché.

00h02 Elle pose son téléphone et éteint la lumière, s'enroule dans la couette (en me découvrant) et me lance un "Bonne nuit Minou!".

Moi je ferme les yeux, au final ça a été une bonne journée, elle ne m'a pas trop insulté, pas frappé et ne m'a pas quitté en me foutant à la porte en balançant mes affaires. Elle était de bonne humeur au final. Je ferme les yeux... avec un peu de chance je ne me réveillerai pas demain matin.

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A la relecture, quasi un an après je vois bien comme ma vie est "plus mieux" aujourd'hui ;)

Andouille
Tu m'a vraiment l'air d'être une personne extrêmement patiente et gentille je suis heureuse pour toi que tu sois sortis de cette esclavage tu mérite vraiment beaucoup mieu que ça
ce qui t'attend et bien plus merveilleux que ce qui est derrière toi

Donne de l'importance à une cacahuète elle se prendra pour un M&MS
Monaline
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Le PN et ses phrases odieuses

Message par Monaline »

Andouille81 a écrit :Oui on pense "aux phrases odieuses" et comme le dit MissPollock c'est en fait la vie qui était un cauchemar continu.

Il y a un peu moins d'un an sur mon sujet j'avais fait un truc que m'avait conseillé mon psy, raconter ma "journée type" quand je vivais avec elle.

Je vous le remet ici si ça vous intéresse, c'est assez édifiant sur la "vie odieuse" qu'on s'impose. Pour ceux/celles qui sont "dans le dur" je vous invite à réaliser l'exercice, on dévoile des choses refoulés et quand on se relie on réalise bien l'étendu de notre situation.
---------
Mise en contexte, on va placer cette journée vers le début de l'année, quelques mois avant qu'elle ne me quitte, une période où je n'avais pas de job... avec le recul j'étais au fond du trou mais je ne m'en rendais pas compte.

Moteur, action...

- 6 h du mat', le réveil de son téléphone sonne et me fait sursauter. Comme tous les matins il va sonner non stop toutes les 6 minutes pour "lui laisser le temps de se réveiller". Je lui ai dit, il y a longtemps quand je croyais qu'on pouvait dialoguer dans un couple, que c'est assez "insupportable" comme manière de se réveiller. Rien à faire, notre couple, ses règles...

J'ai dormi comme une masse, mais là j'ai les yeux grands ouvert dans le noir, pas question d'en profiter pour me lever. Elle ne supporte pas que je me lève en premier... malheureusement elle n'aime pas non plus que je feignante au lit ou que je prenne mon temps... j'attends donc qu'elle se lève pour donner le signal.

Je sais qu'elle est réveillée, elle bouge... au début de notre relation j'aurai joui de ces minutes avant le levé pour la prendre dans mes bras et prendre le temps de nous réveiller dans notre cocon de bonheur. Mais ça fait longtemps qu'elle ne supporte pas que je la touche le matin, "comme elle dit, elle n'est pas du matin." Bien sûr il y a des jours où elle me reprochera de ne pas le faire, mais comme on dit "souvent, femme varie."

J'attends donc dans le noir, immobile.

-6h30 elle décide de se lever d'un coup, sans un mot elle allume toutes les lumières (si je n'étais pas réveillé, c'est fait) et descend dans la salle de bain sans m'adresser la parole ni me lancer le moindre regard. Elle n'est pas du matin.

Moi j'enfile mon survet' et descend 2 étages vers la cuisine, pendant qu'elle va passer 3/4 d'heure une heure à se pomponner moi j'ai plein de chose à préparer... pour elle.

Avant toute chose, je sors dans le petit jardin pour...pisser. Je trouve ça dégueulasse et j'en ai un peu honte, mais le matin je n'ai pas le droit de résidence à l'étage avec la salle de bain et les toilettes, car je "l'insupporte" le matin à lui tourner autour. Au moins, ce matin je n'ai pas envie de la "grosse commission"...sinon j'aurai encore passé une heure à serrer les fesses et avoir mal au ventre en attendant qu'elle parte et que je puisse accéder aux toilettes :31: .

Vite, vite... je dois lui préparer son repas à emporter pour le midi. Surtout tout bien faire comme elle-aime, ne pas oublier de lui mettre une pomme, tous les couverts, sa bouteille d'eau, sa serviette...s'il manque un truc ça lui gâchera sa journée et elle me le dira.

Tout ça, je le fais dans le silence maximum, pas de radio, je ne chantonne pas, rien...elle n'est pas du matin et ne veut pas de bruit. J'hésite à me faire couler un café car le percolateur est bruyant et l'odeur pourrait la déranger... l'odeur pourrait monter les étages... surtout je ne sais pas si je lui en fait un... généralement si je le fais elle me dit qu'elle n'en boit jamais le matin, si je m'en fais un sans lui en faire, elle me le reproche. Je prends un risque et m'en fais un juste pour moi...

Son repas est prêt, il faut que je charge sa voiture... sa sacoche, ses affiches, etc... tout doit être chargé dans un ordre précis dans son coffre. C'est le mois de janvier, il faut que je gratte le givre de ses vitres et fasse chauffer sa voiture pour que ça soit chaud quand elle part.

7h10 il me reste un bon quart d'heure avant qu'elle descende... mais je dois rester dans la cuisine. Avant, dans une autre vie j'en aurai profiter pour faire des pompes, des abdos... mais elle déteste que je fasse du sport, c'est interdit, en plus je n'en ai plus vraiment la motivation... que faire, attendre dans le silence ? Je prend un roman dans mon sac à dos...oui depuis 2 ans je vie avec un sac sur le dos, car souvent je me retrouve à la rue et j'ai pris le coup d'avoir tout l'essentiel sur moi.

Elle n'aime pas que je perde mon temps à lire, donc je n'ai pas vraiment le droit... mais si je ne fais pas de bruit ça devrait passer inaperçu.

7h25 elle sort de la SdB et descend, je n'ai pas le temps de cacher mon livre. Enfin je peux lui dire : "Bonjour mon Coeur".
h
Elle a sa tête des mauvais jour (en fait sa tête de tous les jours) et elle a vu mon livre alors pour toute réponse : "Tu vas te décider quand à t'occuper de la bonde de la douche qui est bouchée à cause des cheveux ? Je te l'ai déjà dit hier..."

Aïe, j'avais oublié... si moi aussi je n'étais pas du matin, je lui répondrai bien que j'ai la boule à zéro donc que ce n'est certainement pas mes cheveux qui bouchent le douche et qu'en plus elle peut tout comme moi s'en occuper... mais bon, les tâches dégradantes et rébarbatives c'est bien sûr ma responsabilité.

Toutes les manières elle est déjà en train de partir non sans me lancer "Va vraiment falloir que tu changes je ne vais pas te supporter longtemps... on peut pas tous passer notre temps à glander". Rappel subtile et motivant à ma situation professionnel actuelle.

La voilà parti, sans même un bisou du bout des lèvres. Le peu de parole échangé m'a mis le moral à zéro, comme souvent ces derniers mois, et je sens que je vais passer la journée à ruminer...

Je bois mon café et fume une cigarette. En temps normal je devrais être en train de lui écrire un texto de "bonne journée" pour qu'elle le reçoive en arrivant au boulot... mais là je suis vexé, je décide sachant que je risque de le payer plus ou moins cher, de ne pas lui écrire, ce sera mon acte de résistance de la journée.

Son texto à elle ne se fait pas attendre : "Putain tu fais encore la gueule??? On peut rien te dire tu prends tout mal. Passe une bonne journée quand même."

Moi j'ai encore des trucs à faire avant de commencer ma journée à moi... en haut c'est le "capharnaüm" , les affaires traînent où elles sont tombées, je range et je nettoie derrière elle et puis je dois m'occuper de la douche.

9h J'arrive chez mes parents. PN trouve que j'y passe trop de temps qu'il "faudrait couper le cordon". Elle ne comprend pas pourquoi je passe mes journées là-bas... le problème c'est que "chez nous" je tourne un peu en rond. Je n'ai pas le droit d'avoir de console de jeu ou d'ordinateur, ne peux pas avoir de livre, du matériel de sport (on en a déjà parlé)... en plus on a déménagé il y a quelques temps, dans une maison qu'elle a choisi de A à Z et on est passé du Centre-ville où j'avais tout à porté, à une citée dortoir sans rien autour, à 10 bornes de tout ce qui faisait ma vie jusqu'à maintenant.

Surtout, mes parents retraités ça me fait au moins des gens à qui parler et j'ai tout le confort chez eux puisque c'est là que j'ai entreposé mes affaires.

Je prends le café avec ma mère en parlant de tout et de rien, en faisant bonne figure et en jouant le fils pour qui tout va bien.

10h Je me fais violence pour chercher un job via internet... ça rythme ma vie en ce moment.

Je ne trouve pas grand chose... j'aimerai travailler dans le domaine de l'éducation (je viens d'avoir mon diplôme), mais PN qui travaille aussi dedans a décrété que je n'étais pas "fait pour ça" donc je cherche ailleurs.

J'ai bossé un temps dans la sécu et il y a des trucs...mais avec horaires décalés, elle refusera car je "l'abandonnerai".

Il y a d'autres jobs, pour lesquels je pourrais candidater, mais il y a toute les chance que je ne fasse pas l'affaire... en temps normal j'aurai tenté le coup mais en ce moment j'ai l'impression d'être un looser et de tout foirer... une lettre de refus me sapera encore le moral, donc j'écris pas.

11h30 Vite...ça va être sa pause de midi. Il faut que je lui envoie son texto de "bonaprem'". J'ai déjà pas écrit ce matin, là je risque gros.

11h46Elle me répond "Moi aussi je t'aime mon Petit Amour...t'es l'homme de ma vie blabla...à ce soir mon amour blabla"... super mignon étant donné son attitude de ce matin... les montagnes russes comme toujours.

Faudrait que je mange mais j'essaye de ne pas le faire... je prends du poids et ça me ruine le moral.

Je devrais continuer à chercher un job mais j'ai plus la motivation...de toutes les manières j'ai envie de rien, j'ai des pensées parasites sur mon couple qui tourne en boucle depuis ce matin... j'ai envie que d'un truc me coucher et dormir (ma dépression avait commencé sans que je le sache je pense).

15h30 Ca va être l'heure d'aller chercher mes enfants à l'école et les garder chez mes parents avant de les poser chez leur mère. C'est un peu la course, il va falloir faire le goûter, les devoirs, jouer... mais ça reste le "but" de ma journée, le seul moment où j'ai l'impression de servir à quelque chose.

18h Il faut ramener les enfants chez leur mère...PN sait que je les ramène pour 18h15 et je dois faire les courses pour manger ce soir. Si je ne suis pas arrivé à 18h45 ça va mal se passer. La "course" commence... je suis minuté alors qu'au final rien ne presse. Je speed les enfants, prend à peine le temps de parler à mon ex et file au magasin... là comme d'hab je ne sais pas quoi acheter. Le repas (comme toutes les tâches ménagères au final) est de ma responsabilité, mais mademoiselle est très difficile (contrairement à ce qu'elle clame haut et fort) pas d'oignons, pas de ci, pas de ça, frais, bio,... bref comme un soir sur deux ça sera pâtes aux lardons, parfois j'ai l'impression qu'elle se nourrit de ça. C'est pas plus mal, à chaque fois que j'essaye de varier ou de cuisiner autre chose, c'est toujours raté, trop salé, trop cuit, meilleur chez sa mère... Au moins, demain elle travaille donc elle ne m'a pas demandé de préparé un "apéro en amoureux" avec saumon, foie gras, saucisson et surtout sa bouteille de vin perso qui m'aurait coûté encore 50 euros. Mise à part une bière ou deux elle devrait donc être à peu prêt sobre ce soir.

18h50 Je passe la porte en retard...je stress le moindre bus qui se traîne ou embouteillage sur mon chemin est devenu mon ennemi personnel. En fait comme souvent je me suis inquiété pour rien... elle prépare son boulot de demain dans le salon et pourrait tout aussi bien avoir oublié que j'existais. Bien sur le bazar ambiant est revenu dans le salon, elle a étalé tout son petit bordel et dérangé tout ce que j'avais arrangé le matin. Elle me dit à peine bonjour, elle est occupée. Je sais qu'il ne faut pas la déranger donc je m’assoies sur le canapé et j'attend... par chance elle a allumé la télé en fond, je n'ai pas vraiment le droit de changer de chaîne aussi devrais-je me contenter de Cyril Hanouna and co mais au moins ça m'occupe un peu.

19h11 Elle se décide à faire une pause clope et à me parler. Elle s'inquiète de ma journée mais veut surtout me raconter la sienne, les gens avec qui elle s'est pris la tête, les parents de ses élèves qu'elle a renvoyé chier, ses collègues qui "ne savent pas bosser"... vient mon tour et j'ai pas grand chose à lui raconter, elle a déjà son avis, le travail j'en cherche pas vraiment, mes parents je les vois trop et mes gosses ça l'intéresse pas vraiment sauf pour me dire ce que je fais mal dans leur éducation.

Elle ponctue par un : "ouais t'as encore rien branlé" et retourne travailler. Je recommence à tenter de m'intéresser aux pitreries d'Hanouna sans faire de bruit en remarquant dans ma tête que ça fait plus de 12 heures qu'on est réveillé et qu'elle ne m'a toujours pas embrassé.

19h52 Nouvelle pause clope et elle se rend compte qu'il faut aller lui en acheter, comme un soir sur deux. Bien sûr, elle aura attendu que tous les Tabacs soient fermés pour s'en rendre compte. Le dernier ouvert est à l'autre bout de la ville. Comme pour les courses, sur son trajet il y a au moins 4 ou 5 endroits faciles d’accès où elle aurait pu s’arrêter, mais c'est plus facile de me faire repartir.

Au final ça m'arrange maintenant, j'en ai pour une heure aller/retour, seul, ça me permet de respirer et de m'aérer... je prends mon blouson et me pose devant elle, j'attends... elle me regarde interloquée...il faut que je lui réclame de l'argent pour payer ses 3 paquets de clopes. Ca ne lui vient pas d'instinct. Parfois je paye quand je peux, mais je suis déjà dans le "rouge" et en plus j'ai encore payé les courses comme toujours. Elle fini par me donner sa carte en grognant.

20h Je pars en vadrouille... j'écoute la radio je chante...je roule pour rouler.

Il y a un petit problème, le buraliste n'a plus de paquets de 20... je prends donc 2 paquets de 30. Mêmes clopes, même prix... mais ça lui plaira pas.

20h50 Je suis de retour et je l'entends vitupérer toute seule... l'imprimante fait encore des siennes. C'est un bug récurrent qui prend 5 minutes à réparer. Je me contente de la regarder sans interférer car elle ne supporte pas que "je l'aide" au bout de 30 seconde le signal tombe :

-"arrète de me regarder comme un gland et bouge toi."

3 minutes pour régler le problème sous son œil inquisiteur, au cas où j'effacerai ses fichiers...

Ca fait un bout de temps que je lui ai dit qu'il faudrait changer d'imprimante...elle n'a pas l'air décider. En fait, je crois qu'elle attend que j'en achète une. C'est paradoxal car l'imprimante à part pour la réparer je n'ai pas le droit d'y toucher...quand j'ai besoin d'une impression je dois aller chez mes parents ou dans un cyber... je ne comprend pas bien pourquoi je devrais en acheter une nouvelle. Mais bon elle n'a jamais d'argent et c'est vrai que c'était mieux de s'acheter une énième perd de chaussures à 200 balles.

21h10 L'imprimante est réparée mais j'ai pris trop de temps donc on ne me remercie pas... je retourne sur le canapé sans bruit, Cyril va bientôt rendre l'antenne...

21h27 Elle va "commencer" à avoir faim, ça serait bien que je me bouge et fasse la bouffe pendant qu'elle termine. Je descend pour une heure faire la cuisine etc... elle a terminé en fait, mais souffle et prend du "temps pour elle". Je fais à manger, met la table etc... on mange sans vraiment se parler devant une émission de télé-réalité de merde qu'elle a choisi, mes pâtes sont bien sûr trop cuites pas assez salées, le dessert ne lui plait pas...bref, je débarrasse fait la vaisselle et retourne me poser à côté d'elle.

Elle est dans son émission donc pas vraiment envie de communiquer. A une époque je lui aurais probablement proposé de faire l'amour, mais elle est de moins en moins réceptive. J'ai de plus en plus l'impression d'être un "gode vivant"... c'est quand et comme elle veut, elle claque des doigts et je dois être au garde à vous, mes envies n'ont que peu d'importance. Toutes les manières ça m'arrange, pour la première fois de ma vie je commence à avoir des complexe sur mon corps, à force d'entendre que je suis petit, gros et moche.

23h30 Elle décide que c'est l'heure de se coucher, elle éteint la télé et monte dans la chambre parce qur "y en a qui bossent". Bien sûr comme le levé, le couché se fait quand elle le dit, pas question de faire bande à part.

Une fois au lit elle passe 30 minutes sur son téléphone portable, à arpenter les réseaux sociaux... moi j'attends sans bruit, en essayant de ne pas m'endormir sinon ça me sera reproché.

00h02 Elle pose son téléphone et éteint la lumière, s'enroule dans la couette (en me découvrant) et me lance un "Bonne nuit Minou!".

Moi je ferme les yeux, au final ça a été une bonne journée, elle ne m'a pas trop insulté, pas frappé et ne m'a pas quitté en me foutant à la porte en balançant mes affaires. Elle était de bonne humeur au final. Je ferme les yeux... avec un peu de chance je ne me réveillerai pas demain matin.

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A la relecture, quasi un an après je vois bien comme ma vie est "plus mieux" aujourd'hui ;)
Eh bien ça fait froid dans le dos...contente que tu t'en sois sorti Andouille. Quelle bienveillance et gentillesse pour accepter tout ça.

Le lever du matin, pareil pour moi. Pas le droit de me lever avant lui mais pas le droit de traîner non plus, sauf si câlin mais seulement selon son envie. C'est lui qui donnait le rythme sur tout. Comme on s'oublie vite avec eux.
Andouille81
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Inscription : lun. 22 juil. 2019 21:40

Le PN et ses phrases odieuses

Message par Andouille81 »

Merci Mesdames c'est gentil.

Dans les faits si je vous ai infligé (ré?) cette longue bafouille c'est parce que je suis persuadé que vous êtes très nombreux à vivre ou avoir vécu des "journées" similaires à celle que je raconte.

Moi j'ai couché par écrit ce genre de choses à un moment parce que "c'est mon truc", je réfléchi mieux à l'écrit et les choses me reviennent naturellement ainsi...

A la relecture je trouve que c'est assez "lourd" comme expérience et peut donner l'impression soit que j'en rajoute soit que c'était plus terrible pour moi que pour les autres...

Mais non, après des "gens" comme nos conjoints, on a tous les mêmes souvenirs ou expériences (les "phrases odieuses" le prouvent), qu'on ait des "facilités" à les raconter ou pas ou que tel truc ait eu plus d'impact qu'un autre.

Il faut juste avoir conscience de ce qu'on a vécut et qu'on a laissé faire... si on ne force pas ces "trucs" à sortir, qu'on ne se force pas à verbaliser d'une manière ou d'une autre, notre cerveau les gardera toujours au fond, sans qu'on s'en rende compte.

Pour se "réparer" de PN il faut d'abord constater l'ampleur des dégâts, sans honte ou pudeur... sinon on ne "guérit" pas, on se rafistole tant bien que mal et on traîne des plaies béantes au fond de nous sans même savoir qu'elles sont là.
alessa87
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Le PN et ses phrases odieuses

Message par alessa87 »

Non, heureusement... Mais très peu continuent de me voir ;)
Après, il s'agissait pour la majorité de ses amies, donc, bon... logique au fond :)
C'est clair que les PN ont leur "cour des miracles", souvent composée de boiteux, de dépendants affectifs, de manipulables (on en a fait partie d'ailleurs :46: ) mais c'est rassurant de savoir qu'il y a quelques-uns qui ne sont pas dupes...
Ton ex avait l'air plutôt sociable, en te lisant je retrouve beaucoup de choses du mien (qui était très sociable aussi, mais superficiellement). Donc logiquement leur arme de prédilection était le dénigrement, là où un PN asocial va user d'autres outils pour nous rabaisser.
Moi ça a commencé en douceur, il distillait le doute chez nos amis (il a même appelé un jour le père de mon aîné, avec qui je m'entends très bien, pour lui dire qu'il s'inquiétait de mon comportement et que je lui faisais peur :| ). Il me.poussait à bout avec ses méchancetés, j'ai fini plus d'une fois effondrée sur le carrelage de la cuisine à pleurer dans mes mains, et là il prenait son téléphone, appelait untel ou unetelle : "au secours Alessa refait une crise d'hystérie, j'ai peur sauvez-moi". Résultat, beaucoup disaient que j'étais folle et qu'il devait me fuir, et lui de répéter "tu effraies tout le monde avec tes réactions, je dois protéger mon entourage et mes enfants". Ça a justifié à ses yeux les pires monstruosités (me jeter dehors à 4h du mat sous la pluie, à 4 mois de grossesse, me filmer en train de pleurer "parce qu'il n'y a que ça qui te calme", etc). Heureusement certains ont pigé le manège et ont pris leurs distances avec PN, du coup tu peux etre sûre que parmi ses amis il y a des sceptiques ;) même s'ils ne sont plus en contact avec toi, l'humanité est aussi composée de gens lucides :) Une consolation de se dire que les PN vieillissent toujours mal, dans le sens où peu à peu les gens ouvrent les yeux et ils finissent irrémédiablement seuls. Banzaï :4:
Andouille81
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Le PN et ses phrases odieuses

Message par Andouille81 »

Je lis dans les réactions à mon post qu'on souligne ma "gentillesse"... merci, j'espère être quelqu'un de "gentil" dans la vie. Mais avec un PN, le fait d'être "gentil" est vidé de toute qualité. La gentillesse avec et pour eux, n'est perçu au final que comme de la faiblesse à exploiter.

Surtout, là où vous voyez de la "gentillesse" moi je vois un gars qui était au bout du rouleau, qui avait tout donné durant 2 ans, tout fait, tout supporté et qui ne faisait plus que "survivre".

Cette histoire intervient quelques mois avant la fin du "couple" et même si je sentais déjà que c'était terminé, qu'elle allait me "jeter" à un moment ou un autre, je vois surtout que "j'étais plus vraiment là".

Les journées n'étaient pas ainsi dès le début... je n'étais pas "gentil" dès les premiers jours. Au début j'avais du pep's, du punch, j'étais encore un peu moi même... les trucs qu'elle fait/dit toute la journée, elle avait commencé assez tôt au final... mais j'avais l'énergie avant donc ça ne se cumulait pas.

Au début, je répondais, j'ergotais, je lui répondais du tac au tac... et puis progressivement on se rend compte que l'autre ne "désarme" jamais. On s'épuise de plus en plus, on temporise... arrive le moment ou on ne veut plus du "conflit", on ne peut plus, physiquement et mentalement. Et on se dit que ça va plus vite de fermer sa gueule, de laisser passer un truc, puis un autre...

Pn lui ne s’arrête jamais.

(allez je vous lâche :lol: )
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