L'après PN, comment s'en sort-on ?

Loume22
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Re: L'après PN, comment s'en sort-on ?

Message par Loume22 »

Coucou Milalune,

Olalala super, de la vraie verveine ! Ça devait être vraiment bon au niveau du goût aussi.
Je faisais aussi des infusions de menthe avec la menthe de mon ancien jardin, c'était pas mal pour digérer ou encore le matin.

Merci, je n'avais pas pensé à l'astuce de la bouillotte ! En plus je suis un peu patraque, je pense que le corps se refait à son fonctionnement, ça se remet en place.

Aujourd'hui dans le train (la réflexion arrive souvent dans le train) j'ai beaucoup réfléchi, j'étais un peu triste, d'autant que souvent je passe par l'endroit où il est actuellement + à l'endroit où nous avions notre maison.
Je me demande comment je serai capable de reconstruire quelque chose un jour peut être avec quelqu'un, sans avoir eu la reconnaissance de ce que j'ai vécu, la reconnaissance du fait qu'il s'agissait d'un mensonge. Il m'arrive encore d'avoir des doutes, et si j'avais été comme ci, et si je n'avais pas fait ça etc. Ça me semble très dur et très brusque d'avoir rompu les liens comme je l'ai fait, mais c'était ma seule alternative pour sauver ma peau, en plus d'avoir eu de l'irrespect et de la violence ++++. Je réapprend à vivre avec moi-même, mais aussi avec les autres. Mais cette sensation d'avoir côtoyé un étranger, que j'ai depuis que j'ai appris toutes ces choses, ne me quitte pas. C'est comme si du jour au lendemain "l'amour de ma vie" avait repris sa place d'étranger, et que le lien s'était brutalement rompu. D'ailleurs, y'avait-il un lien ou n'étions nous juste que deux êtres perdus qui cherchaient à combler leurs failles ?
" Ta vie c'est ta vie. Ne la laisse pas prendre des coups dans une moite soumission. Guette. Il y a des issues. Il y a une lumière quelque part. Ce n'est peut-être pas beaucoup de lumière mais elle brise les ténèbres (...)" Bukowski
davidH
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Re: L'après PN, comment s'en sort-on ?

Message par davidH »

salut Loume,
"Je me demande comment je serai capable de reconstruire quelque chose un jour peut être avec quelqu'un, sans avoir eu la reconnaissance de ce que j'ai vécu, la reconnaissance du fait qu'il s'agissait d'un mensonge."

tu es dure avec toi!
un mensonge ton histoire? ben non elle a eu lieu. tu l'as aimé avec passion, tu as voulu l'aider. Il le savait et t'aimé à ce moment là. mais il t'en voulait aussi du coup. Il est instable émotionnellement. et puis franchement 10 pétards par jour.....à la trentaine cela n'a rien de bon. ben oui il dort, ben oui ca va pas et blbla, le pétards à haute dose ce n'est bon que pour de rares personnes enfin c'est néfaste pour 99%. le cannabis ou herbe trop dosé agit sur le ciboulo et entraine des failles dans la représentation de soi. une dualité. en aparté on traite pas assez de ce sujet. bref.
et fumer autant souligne une dépendance, une terrible addiction.
alors oui tu avais docteur jekyll et mister hyde. les deux vont ensemble. et ce n'est pas un mensonge.
vouloir absolument voir ta relation comme un mensonge est un trompe l'oeil pour quelque part y rester accrochée avec des " et si......" et pleins d'interrogations.
alors qu'à la lecture des faits, tu as eu la réaction raisonnable. quitter l'histoire fermement. malgré la tristesse.
cà passe.....
UnNouveauSens
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Re: L'après PN, comment s'en sort-on ?

Message par UnNouveauSens »

Coucou Loume,

En lisant ton message j'ai pensé à cette chanson de Gotye "Somebody that i used to know".

Je partage aussi ce sentiment d'avoir connu un étranger. D'ailleurs ça s'applique à quelques relations de différentes natures.
C'est saisissant cette habileté à séduire et convaincre. Mais ce que je retiens finalement de ces personnes c'est de la pitié. Ça doit être terrible ce vide intérieur, même ce qu'ils nous prennent ils n'arrivent pas à le garder, à l'intégrer. Ils sont dans une impermanence constante !
Ils sont étrangers à eux-mêmes, constamment, de manière permanente.
Contrairement à la chanson, on peut pas vraiment dire qu'on les a connu, au mieux on pourrait dire qu'on a cru les connaître.

Nous, on souffre, car au moins nous nous sommes connus : valeurs, principes, envies, besoins etc...

Les lignes ont bougé dans la relation toxique, on a perdu les repères, mais il y a au moins quelques fondations solides.

On y mettra des étaies, le temps de remplir les failles. On restera au sous sol à travailler là dessus le temps nécessaire et puis on ajoutera un rez-de-chaussée avec l'essentiel d'abord, on mettra des fenêtres et des portes, l'eau courante et du chauffage. Puis on peindra les murs, on y accrochera des miroirs dans lesquels on saura se voir et s'apprécier. On ajoutera une terrasse et un jardin ensoleillé.
On installera le confort nécessaire et mérité, des choses agréables à regarder, à penser.
Quelqu'un pourrait bien frapper à la porte. On ouvrira la porte en sachant très bien que nous sommes la clé et que si besoin nous pouvons congédier les invités.
Certains pourront rester, on ajoutera ...une chambre d'ami.e.s...ou un oreiller dans notre lit...on installera la rallonge de la table pour organiser de grands et joyeux repas...on installera deux bols pour déjeuner sur la terrasse ensoleillée, entourés de fleurs, de légumes, d'arbres fruitiers.
On le fera seul.e.
On le fera ensemble.
On bâtira patiemment et avec respect.
On aura la main verte et aimante.
❤️
UnNouveauSens
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Re: L'après PN, comment s'en sort-on ?

Message par UnNouveauSens »

(désolée je me suis laissée porter...)
Loume22
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Re: L'après PN, comment s'en sort-on ?

Message par Loume22 »

Bonsoir David, bonsoir UnNouveauSens. Je vous remercie tous deux pour vos réponses qui apportent un peu de clarté et de lumière après une journée fatiguante. Allez je vous répond à mon tour.

@DavidH

Merci, de me rappeler ce qui est essentiel. Je dis mensonge parce que j'ai appris beaucoup de choses sur lui après la rupture, qu'il m'a caché des choses importantes (il a notamment atténué la violence d'un événement passé), ça bouscule d'autant plus mes repères, qui étaient au demeurant déjà bien bousculés avec lui. Effectivement, je l'ai vraiment aimé. Vraiment sincèrement. Et je pense qu'il m'aimait mais m'en voulait aussi comme tu dis, notamment parce que j'ai un entourage bienveillant et lui non, parce que j'ai fait des études qu'il n'a pas pu forcément faire, parce que j'ai un travail qu'il critiquait et enviait a la fois. Et pourtant j'ai voulu l'accueillir dans cet univers, lui montrer que l'on pouvait être heureux tous les deux. Je crois qu'il y avait beaucoup de jalousie dans ses propos, dans ses actes. Alors que le curseur doit être placé dans l'amour et la bienveillance quand on est en couple, ça me semble insensé de jalouser son partenaire de vie ... J'ai l'impression que je me rejouissais de ses réussites, mais que lui se frustrait des miennes.

Il fumait depuis extrêmement longtemps (je crois qu'il a commencé a fumer ça a 14 ou 15 ans !!!), a arrêté sur ma demande au bout de 2 ans et quelques de relation (il continuait à fumer du tabac à assez haute fréquence) mais je le soupçonne fortement d'avoir repris vers la fin de la relation. Donc c'est certain que ça a dû altérer énormément de choses dans un cerveau en construction, je suis d'accord. Il me semble même que ça peut provoquer des psychoses. J'avais même contacté drogues info services à ce propos, c'est pour dire ! Il était bien entendu entraîné par sa meilleure amie (super malsaine elle aussi !) qui l'encourageait a continuer, et pas du tout à arrêter. Et chose que j'ai omis de dire, il prenait des drogues dures avant de me connaître, et fréquentait ce genre de milieux. Il m'avait avoué a demi mot qu'à l'époque c'était une façon de se suicider (enfin je lui avait demandé si c'était ca et il m'avait dit oui). Vraiment je suis ouverte d'esprit et "cool cool" mais ses "amis" étaient vraiment très paumés, très malheureux, je le sentais vraiment fortement. Des ados attardés pour la plupart, qui entretiennent leur mal-être comme une denrée rare. Tout comme lui.
Tu as raison au final, cette relation a bel et bien existé ...
J'ai pris cette décision pour sauver ma peau oui, c'était lui ou moi dans cette histoire. Je crois, et j'en ai les frissons en l'écrivant, que c'est l'une des choses les plus bienveillantes que j'ai pu faire envers moi-même. Si ce n'est la chose la plus bienveillante. Même si c'est dur, certains jours plus que d'autres, je sais que c'est la bonne décision, parce que c'est celle du respect de soi-même. Et je pense que j'ai été adulte pour le coup, de sortir d'une fusion mortifère même si ca fait vraiment mal.

@UnNouveauSens c'est drôle parce que j'ai écouté cette chanson il y a quelques temps et j'ai pensé aussi au toxique en écoutant les paroles !
Oui, j'ai vu ton long message sur le fil de discussion, j'espère que poser les choses par écrit a pu te faire du bien, et que réaliser certaines choses te fera d'autant plus avancer ❤️.
C'est exactement ça, ils ne savent pas eux-mêmes qui ils sont ... Où se place le curseur de leurs valeurs profondes ... Mon toxique avait rétorqué en séance de thérapie de couple (un fiasco) quand je disais que je voulais être dans une relation bienveillante avec la personne pour élever par la suite peut être un enfant "il y a des gens qui ne sont pas bienveillants, il y a des gens malveillants, c'est comme ça, et tu ne pourras rien y changer" en s'incluant dedans ... Il l'a dit de façon tellement agressive, malveillante, cinglante, ça m'a glacé le sang. Vraiment. J'ai eu mal au coeur. À quel niveau de noirceur il faut être pour dire ça ... Alors qu'il voulait vraiment un enfant, c'était limite une obsession chez lui. Qui peut élever un enfant convenablement en étant malveillant ? Perpétuer le malheur ça n'a rien de louable et c'est complètement inconscient pour l'enfant qui cherche des émotions positives :46: ....

J'aime beaucoup cette métaphore de la maison et ton joli texte, tu m'as fait sourire sur le chemin du retour quand je l'ai lu la première fois et je t'en remercie 🌞. Je suis heureuse de pouvoir échanger avec une communauté bienveillante, vraiment. Des anonymes mais tellement de chaleur humaine, et d'aide mutuelle. C'est agréable de sentir que l'on se tire tous vers le haut, pour grandir par la suite.

Toujours cette collègue qui m'agace, j'y vais frontalement sans plus avoir peur (c'est étrange, on dirait que je suis en pleine mue) et puis il y a eu un message de sa part que j'ai ignoré, pour une broutille. J'estimais qu'il n'y avait pas lieu d'y répondre, donc je n'ai pas répondu. J'ai l'intuition profonde que je vais me renforcer dans les prochains mois/années. Je ne veux pas perdre ma sensibilité au monde, juste mettre des limites entre ce qui est acceptable ou non à mes yeux. Et accepter de déplaire, surtout. Accepter de ne pas être forcément aimée, approuvée. Accepter la perte d'un amour toxique ... (Ça, c'est la partie la plus compliquée).
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davidH
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Re: L'après PN, comment s'en sort-on ?

Message par davidH »

je me permet Loume, c'était pas lui ou toi. c'était toi ou pas toi.
lui ,que tu sois là ou pas, il est quelque part pas là. pas avec nous. coincé dans un monde étroit. tu as tenté de l'exfiltrer, de lui donné les moyens de s'évader. mais comme svt pour ce style de prisonnier, il préfére leur cage dorée à une liberté qu'ils ne connaissent pas.
c'est rageant car on sait quelque part que oui ils ont un vrai élan, un vrai souffle de vie, de folie. mais à eux de se mettre en condition de s'envoler. plus tu seras bon avec ce style de personne, plus on t'en voudra. c'est ainsi.
fallait le vivre pour savoir.
tu as fait le max. cool. tu vas doucement digérer tout ça:)
UnNouveauSens
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Re: L'après PN, comment s'en sort-on ?

Message par UnNouveauSens »

Merci DavidH pour la tournure de phrase, effectivement c'est se choisir ou ne pas se choisir. Dis comme ça, la perspective est plus nette.

"C'est comme ça..."
Typiquement le genre de mots, d'arguments pour gaslighter l'autre, ses ressentis, ses croyances...

Ça me fait penser à des choses que mon dernier disait (avec qui je suis restée 2 mois), des choses complètement irresponsables en lien avec la parents, pareil ça l'obsédait et il anticipait beaucoup trop vite l'idée de former une famille. Lui étant déjà parent il pensait avoir une forme d'ascendance sur le sujet. Mais j'étais désarmée plus d'une fois par sa manière de jouer de cette parentalité pour se faire plaindre, se faire passer pour un père exemplaire, même pour accabler de manière capillotractee son jeune enfant... gros warning dans ma tête. Donc oui complètement d'accord avec toi Loume, ils n'ont pas ce qu'il faut pour nourrir un enfant émotionnellement.

Je me suis souvent dis qu'il y a une grosse différence entre avoir un enfant et éduquer un enfant.

Eux sont clairement dans la première catégorie, littéralement.
Jess2021
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Re: L'après PN, comment s'en sort-on ?

Message par Jess2021 »

N'oublie pas loume que la personne la plus importante c'est toi et surtout toujours se fier a ses ressentis
Gros bekos :39:
Loume22
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Re: L'après PN, comment s'en sort-on ?

Message par Loume22 »

Bonjour tout le monde,

@David c'est très juste ce que tu dis. Il n'était pas là, et ne l'est toujours pas. Que je sois là ou pas n'y aurait rien changé effectivement, il serait resté dans sa cage puisque c'est confortable (je pense par ailleurs que c'est applicable à pas mal de monde, à la différence près qu'une personne "lambda" cherchera à se comprendre et à comprendre le monde autour d'elle pour évoluer). C'est ça, plus on cherche a être gentil et plus on prend la main, le bras et compagnie, en l'occurrence il a pris mon corps en entier et mon cerveau aussi pour les ramener dans sa cave, et moi je les ai recupérés 😂. Attention j'ai laissé faire, donc j'ai aussi ma part de responsabilité dans cette dynamique. Sauf que dans ma tête la relation n'était pas un rapport de force, dans la sienne si je pense au fil du temps.
J'etais devenue autre à son contact, et "bizarrement" les réactions extrêmes que j'avais en sa présence je ne les ai plus. J'etais inquiète pour moi, sincèrement, les crises de larmes, les crises d'angoisse, la peur, la douleur, la colère aussi qu'il m'a insufflée a force de m'insulter ou de mal me traiter, dépouillée de tout pour devenir comme un animal. Je me roulais dans ma douleur vu que c'était devenu une habitude.
Merci :) Je suis persuadée que je vais y arriver. C'est récent, je passe par des phases et d'autres, je me dis que c'est le "processus". Et comme la psy me l'a dit, "vous n'êtes ni mère Theresa ni une assistante sociale" ...

@UnNouveauSens Voilà. J'avais l'impression qu'il était le professeur (ultra sévère le prof) et que j'étais l'élève. Effectivement au début d'une relation ça paraît prématuré de parler d'enfants ...Tu sais je pense aussi que "faire famille" ou vouloir faire famille très rapidement, en se mariant ou en ayant un enfant est une manière pour eux de garder le contrôle sur la personne, de la "ferrer". Et effectivement ça leur confère une pseudo crédibilité ou légitimité à se sentir investis d'un savoir dont seraient dépourvus les autres. Oui, ils ont un enfant mais s'en servent en tant qu'objet d'amour ou de désamour peut-être, ne le voient pas comme une personne à part entière. Comment élever un enfant alors qu'on en est soi-même encore un ? (Tiens en écrivant j'écoutais ma vieille playlist en aléatoire et je tombe sur somebody that I used to know :mrgreen: ).

@Jess merci beaucoup, j'essaie de faire fonctionner mon "radar" et de percevoir mon environnement autrement qu'avec des yeux "naïfs", et donc de modifier ma façon d'être au monde. De toute façon je n'ai plus envie de relationner avec le genre humain temporairement (relationner au sens de connaissances, amour, inconnus ou autres, j'ai ma famille et mes amis et pour l'instant ça me suffit, j'ai eu trop mal).

Si vous le voulez bien je vais continuer à écrire ici. Désolée de m'étendre mais ça me fait du bien, j'en parle un peu moins autour de moi. Il me manque toujours ces jours-ci et c'est douloureux, de ne pas savoir ce qu'il pense et ressent (même si tant mieux en un sens). Je pense qu'il a été tellement sonné de ma décision qu'il s'est laissé à l'abandon. Moi aussi je suis sonnée mais certaine que c'était la seule et unique chose à faire. Il me répétait souvent que l'amour c'était accepter l'autre comme il était. Oui mais non. Il y a des limites a l'acceptation. Pour ma part c'était carrément de l'abnégation ...
" Ta vie c'est ta vie. Ne la laisse pas prendre des coups dans une moite soumission. Guette. Il y a des issues. Il y a une lumière quelque part. Ce n'est peut-être pas beaucoup de lumière mais elle brise les ténèbres (...)" Bukowski
Loume22
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Re: L'après PN, comment s'en sort-on ?

Message par Loume22 »

Je me permets un petit update.

Aujourd'hui j'étais tranquillement au boulot, je regarde mes mails perso et ... Je tombe sur un mail pour des questions d'ordre administratives/récupération d'argent concernant la maison. Je vois que le toxique y a répondu rapidement et m'a mis en copie ... Le mail pour l'administratif est cordial. Pour le partage de l'argent. Si je ne réponds pas il n'aura pas tout de suite son argent je pense. Pas envie de répondre de suite pour que son argent ne soit pas débloqué, un peu sonnée. Je vais attendre le temps que j'aurais envie d'attendre, récupérer cet argent n'est pas ma priorité.
Au bout de plusieurs mois sans nouvelles, sans reconnaissance de l'humanité, de notre histoire, le voilà comme une fleur qui me met en copie d'un mail. Comme si je n'existais pas. Quelle violence. Autant dire que je me suis mise à pleurer, que j'ai ressenti une grande colère aussi. Je ne m'étais pas trompée quand je disais qu'il avait un intérêt incroyable pour l'argent. Une amie me dit qu'il se sent peut être honteux. Eh ben il devrait ...

Bref, j'ai l'impression de recommencer de zéro même si je suis quand même plus forte. Voir son nom apparaître m'a fait mal. Toutes ces incohérences me font mal. Et je pense qu'il s'en fiche pas mal, que sa priorité est de récupérer son p. D'argent ...
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