Je n'arrive pas à savoir si je suis victime, de quoi et de qui (PN?)

satchsatch33
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Je n'arrive pas à savoir si je suis victime, de quoi et de qui (PN?)

Messagepar satchsatch33 » 06 Déc 2019, 00:14

PN ou pas, le type est un super félé....coupe vite les ponts et appelle les flics si nécessaire !

Milla75
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Je n'arrive pas à savoir si je suis victime, de quoi et de qui (PN?)

Messagepar Milla75 » 06 Déc 2019, 00:23

Vous avez raison, merci pour vos mots :12:

Milla75
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Je n'arrive pas à savoir si je suis victime, de quoi et de qui (PN?)

Messagepar Milla75 » 06 Déc 2019, 00:28

:lol: :lol: malheureusement je ne vis pas dans un pays où les flics se déplacent, et encore moins pour des femmes ...

Lapsus
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Je n'arrive pas à savoir si je suis victime, de quoi et de qui (PN?)

Messagepar Lapsus » 06 Déc 2019, 00:53

Salut Mila

Cet abuseur manipulateur et violent est dangereux et, vu ce que tu es venue raconter ici, peut-être bien PN.
Il n'hésitera pas à te démolir psychologiquement, après t'avoir défoncée physiquement sans remord, si tu lui en donnes l'occasion.

Poursuis ton blocage des communications à vie, et reviens en parler ici si tu as envie de craquer... avant de craquer!

Et puisque la police ne se déplacerait pas, entoure-toi bien, préviens tes amis, et surtout celui qui le connait, et demande-leur de t'en protéger.
Raconte tout à ceux en qui tu as confiance, avant qu'il leur dise que tu es une folle, une salope, une allumeuse, une voleuse qui ne veut pas lui rendre son argent... Lui tentera de te discréditer (il a sûrement déjà commencé), et n'hésitera pas à mentir à tout le monde!

Bon courage et prends soin de toi!
Prudence n'est que l'euphémisme de peur.
Jules Renard

Calaïca
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Je n'arrive pas à savoir si je suis victime, de quoi et de qui (PN?)

Messagepar Calaïca » 06 Déc 2019, 02:11

Oui, Mila, tu as clairement été violée, et de façon sauvage. Peut-être as-tu aussi mis en place un phénomène de dissociation à un moment pour te protéger, devenant passive, voyant que ton refus n'a pas été entendu, par peur. Te sentais-tu comme étrangère à ton corps?

Je ne sais pas. Cela expliquerait un certain trouble. Mais clairement, tu as été victime de violences sexuelles et de violences tout court (non assistance à personne en danger), et tu peux valider ton ressenti.

Maintenant, cet homme est-il PN ou pas, je n'en sais rien, et je dirais que ce n'est pas l'essentiel. Il est dangereux, malsain, violent, et ça suffit à valider le fait que tu dois le fuir absolument, à défaut d'autre chose.

Buissonnière
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Je n'arrive pas à savoir si je suis victime, de quoi et de qui (PN?)

Messagepar Buissonnière » 06 Déc 2019, 07:12

Je confirme tu as été victime de viols. Il n'a pas entendu tes demandes d'arrêter quand tu souffrais.
Non ne le rembourse pas. Cet épisode à la clinique et le constat du gyneco sont clairement les preuves materiels de ces viols.
Aller au commissariat porter plainte n'est pas utile. Il faut directement s'adresser au procureur et porter plainte.
S'il te demande de nouveau de le rembourser fais lui clairement comprendre que c'est la dernière fois qu"il réactive la mémoire de ce viol dont tu souffres.
Dis lui bien qu'à la prochaine évocation de sa part tu porteras plainte auprès du procureur.
Ça va le calmer direct.

Et je suis peut-être de la vieille école mais ne vous donnez pas tout de suite. Attendez 3/4 mois d'en savoir plus sur ce partenaire que vous venez de rencontrer. Votre vagin est précieux, il donne la vie, il donne du plaisir et doit être honoré avec douceur pour votre plaisir qui est aussi important ... voire même plus important (oui lors des câlins la femme peut jouir de 2 à 5 fois).

Ton histoire ne s'est pas étalée dans le temps. Il y a des femmes qui vivent cette violence depuis des années avec leur mari et père de leurs enfants.
Tu as stoppé à temps et tu passeras à autre chose tout doucement.
Il n'y a pas d'echec, il n'y a que des leçons.
Maintenant tu sais, pour l'avoir expérimenté malgré toi, que parmi les humains il y a des prédateurs et cette histoire constitue ta force. Le fait d'en avoir conscience est une force
On ne trahit pas le PN en rompant.
On se trahit soi-même en restant

Milla75
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Je n'arrive pas à savoir si je suis victime, de quoi et de qui (PN?)

Messagepar Milla75 » 06 Déc 2019, 12:39

Bonjour à tous, et merci de prendre le temps de me répondre, et de m'ouvrir les yeux.

Je ne sais pas si mon esprit s'est dissocié de mon corps, je suis juste rentrée dans une forme de passivité / fatalité, j'ai eu un peu peur aussi, et il est clair que je n'ai pas ressenti la douleur que j'aurais dû ressentir sur le moment. Par contre mon corps a eu des réactions après : tristesse, pleurs, malaise, nausée, angoisse. Je me souviens même que juste après notre premier rapport, avant de voir le sang, je me suis levée immédiatement et habillée en disant "je dois y aller" >> ce qui est assez bizarre, premier rapport, avec son crush, on se câline, on se regarde, on reste au lit, on traine un peu. Moi pas.
J'ai pris le pli de cette passivité depuis ma dernière relation, 5 ans, avec un homme très bien, mais où j'ai clairement appliqué le "devoir conjugal" lors de notre dernière année commune. Du coup, je sais que j'ai aussi un travail à faire sur ma sexualité, mon épanouissement sexuel à 2, mes désirs, et mes limites. Mais que ça n'excuse en rien le comportement de cet homme, qui en plus était déjà au courant de mon passif. ça l'a sans doute plus excité qu'autre chose, et ça lui a sans doute donné la perception que j'étais un objet soumis.
Ce qui est fou, c'est que j'ai clairement été aveuglée par cet homme, ou le fait d'être amoureuse de l'amour, j'ai presque envie de parler d'un syndrome de stockholm (sans vouloir galvauder des termes médicaux précis). Il m'a violenté, il a commis un abus, et moi je suis tombée sous son emprise, aimante et docile. Et lui, il a même réussi à me faire croire qu'au fond, ce sang, cette blessure, c'était un lien entre nous. Avant de me dire plus tard, que ce qui m'était arrivé était banal, et que ce n'était pas son problème.Là, j'ai commencé à me poser de sérieuses questions, parce qu'en parallèle, une amie à moi a eu un souci gynéco (une infection bénigne), et que son nouveau "crush", qui n'avait rien à voir là dedans, a énormément culpabilisé, s'est excusé à maintes reprises, s'en est voulu d'avoir eu des rapports (consentis et plaisants) avec elle alors qu'elle avait déjà cette petite maladie et qu'elle en souffrait. La, je me suis dit "attends, putain, ils ne sont même pas amoureux, le mec n'a rien à voir dans ce truc, et pourtant il est la, à la soutenir, à l'accompagner. Alors que moi je venais de me faire déchirer le fond du vagin par un mec qui se prétendait amoureux, et qui ne s'est jamais remis en cause, ni excusé, ni voulu connaitre mon ressenti". Pire, il n'a cessé de me dire que je ne méritais pas la manière dont il m'avait traité et que j'étais sa plus grosse déception.
Pour ce qui est d'attendre avant de se donner, je pense comme vous, sans jugement moral vis à vis des autres, mais c'est ce que j'ai toujours fait, j'ai 30 ans bientôt, j'ai eu 7 relations dans ma vie, toutes longues, intenses et bénéfiques dans ma construction, malheureusement j'ai été plus vite en besogne avec le 8e et ce n'était pas une bonne personne. Je n'en tire aucune conclusion, mais personnellement je sais que la prochaine fois, je ferais plus attention, et j'attendrais de savoir à qui j'ai à faire. De toute façon, vous imaginez bien qu'il a foiré ma sexualité et qu'il me faudra du temps et beaucoup de "sécurité" avant de passer à l'acte, je ne sais même pas si je pourrais lâcher prise totalement un jour.
Je suis entourée, même si on se sent quand même assez isolée, enfin je crois, mais je fais attention à qui je le raconte, parce que j'ai cru voir dans les yeux d'un homme une forme de lumière dans les yeux du style "ok, c'est une victime fragile, profitons-en, si c'est arrivé une fois, elle se laissera faire une 2e fois". Heureusement, malgré ma mésaventure, je suis une femme de caractère, qui sait rapidement désamorcer les mecs un peu trop insistants.
Bon voila, je ne sais pas pourquoi je dis tout ça.
Sinon, oui je l'ai bloqué de partout, mes amis sont au courant et certains n'hésiteraient pas à le frapper si il m'approchait ou autre. Car vous avez raison, après m'avoir blessée physiquement, il a tenté de m'atteindre psychiquement de façon très insidieuse. Je crois qu'il fait très attention à son image, enfin ce qu'il en reste, c'est une personne qui a peu d'amis, voire pas, et qui a une sale réputation, mais il occupe un poste dans quelque chose de très important chez nous, et je le soupçonne même de m'avoir emmené à l'hôpital pour sauver son image, et parce que moi aussi j'exerce une profession "publique".

Lapsus
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Je n'arrive pas à savoir si je suis victime, de quoi et de qui (PN?)

Messagepar Lapsus » 06 Déc 2019, 16:24

Milla75 a écrit :Mon ami m'a rassuré sur son compte : "il est cool, il est juste victime de rumeurs".

Salut Milla

On ne peut que te souhaiter de te guérir de ce viol, et de tomber la prochaine fois sur un partenaire à ton écoute!

Quand à l'ami qui t'a rassurée sur le compte de son collègue, j'espère qu'il sait maintenant que son collègue n'était pas juste "victime de rumeurs" infondées, et qu'en le recommandant à des femmes, il les met en grand danger...

Prends bien soin de toi.
:39:
Prudence n'est que l'euphémisme de peur.
Jules Renard

Milla75
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Je n'arrive pas à savoir si je suis victime, de quoi et de qui (PN?)

Messagepar Milla75 » 06 Déc 2019, 16:52

Nan il n'a rien compris du tout et il n'est au courant de rien.

Mon ami / son collègue, a assisté aux débuts de l'histoire, l'autre s'est même confié au début en lui disant qu'il était amoureux de moi et que j'étais le genre de femme qu'il recherchait, puis après ils ont arrêté d'en parler, d'autant plus que mon ami est beaucoup plus proche de moi et qu'il n'avait pas envie d'être au milieu (notamment parce qu'il a tendance à prendre ma défense et à penser que de toute façon la personne géniale, c'est moi, il l'avait dit d'ailleurs à ce mec "une meuf comme ça tu n'en rencontreras pas deux, ne merde pas).

Mon ami et moi, en revanche, en avons beaucoup parlé, et très rapidement il m'a dit "ce mec te kiff, mais il est profondément immature, c'est à lui de changer". Il est venu me voir après la clinique, mais j'étais encore dans le déni profond. Donc pour mon ami la version c'est : mon collègue s'est bien comporté à l'hosto, et après ça n'a pas fonctionné parce que lui est immature et elle a trop d'attentes. Je précise que pendant deux ou trois semaines, moi j'étais accrochée, et complètement inconsciente de la réalité des faits, j'ai passé mon temps à en parler, à essayer de comprendre son attitude, sa prise de distance, et j'ai saoulé tous mes proches avec ça objectivement, dont mon ami. Je pense qu'il s'est dit "putain elle nous emmerde avec cette histoire, pourquoi est-ce qu'elle est autant touchée par ce truc, alors que ce mec est encore un gosse qui refuse l'engagement".

Lorsque je suis sortie du déni (la route est encore longue), j'ai préféré ne rien dire et j'ai pris mes distances avec cet ami. Pourquoi ? d'abord parce que mon discours, celui que je lui ai donné, a complètement changé et j'ai eu peur qu'il me prenne pour une folle, une nana qui réinvente l'histoire au lieu d'accepter l'échec de cette histoire. Ce n'est pas son genre, c'est réellement un ami des femmes, un mec vraiment bien, sûrement plus féministe que moi, mais là dans cette situation précise j'ai eu peur qu'il ne me croit pas. Ensuite, je ne veux pas "foutre la merde", c'est son collègue, ils sont embarqués dans une aventure pendant deux ans, où ils seront quasiment amenés à vivre ensemble, à voyager, à dormir dans les mêmes hôtels. Comment il va faire après cet aveu ? Continuer à bosser avec, normalement. Si il me croit moi, evidemment qu'il ne pourra plus supporter de travailler avec ce mec. Ensuite ce mec sera au courant, et là il se retournera contre moi.


Du coup, j'ai pris mes distances et mon ami est dans la totale incompréhension. Quand on se croise, je suis froide, cassante, et il n'a l'air d'avoir aucune idée de quoi il en retourne vraiment. Donc en prime, je passe pour une conne, et j'ai perdu un ami.

Si je devais garder cet ami dans ma vie, j'attendrais que leur aventure pro se termine, dans un an et demi, et là je lui dirais tout. Parce que si il y a bien un truc que je sais c'est que je ne peux pas conserver mes amitiés antérieures à cet évènement sans que celles-ci ne soient au courant de ce qu'il m'est arrivé. Surtout lui, qui a assisté à toute l'histoire, de loin.

Lapsus
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Je n'arrive pas à savoir si je suis victime, de quoi et de qui (PN?)

Messagepar Lapsus » 06 Déc 2019, 17:45

Milla75 a écrit :...
j'ai pris mes distances avec cet ami. Pourquoi ? d'abord parce que mon discours, celui que je lui ai donné, a complètement changé et j'ai eu peur qu'il me prenne pour une folle, une nana qui réinvente l'histoire au lieu d'accepter l'échec de cette histoire. Ce n'est pas son genre, c'est réellement un ami des femmes, un mec vraiment bien, sûrement plus féministe que moi, mais là dans cette situation précise j'ai eu peur qu'il ne me croit pas. Ensuite, je ne veux pas "foutre la merde", c'est son collègue, ils sont embarqués dans une aventure pendant deux ans, où ils seront quasiment amenés à vivre ensemble, à voyager, à dormir dans les mêmes hôtels. Comment il va faire après cet aveu ? Continuer à bosser avec, normalement. Si il me croit moi, evidemment qu'il ne pourra plus supporter de travailler avec ce mec. Ensuite ce mec sera au courant, et là il se retournera contre moi.


Du coup, j'ai pris mes distances et mon ami est dans la totale incompréhension. Quand on se croise, je suis froide, cassante, et il n'a l'air d'avoir aucune idée de quoi il en retourne vraiment. Donc en prime, je passe pour une conne, et j'ai perdu un ami.

Si je devais garder cet ami dans ma vie, j'attendrais que leur aventure pro se termine, dans un an et demi, et là je lui dirais tout. Parce que si il y a bien un truc que je sais c'est que je ne peux pas conserver mes amitiés antérieures à cet évènement sans que celles-ci ne soient au courant de ce qu'il m'est arrivé. Surtout lui, qui a assisté à toute l'histoire, de loin.

Milla

Ça va peut-être te choquer, mais tu joues le jeu du PN.

Tu culpabilises d'avoir changé de discours et tu crois que même un ami, ami des femmes, plus féministe que toi, ne tolèrerait pas que tu voies maintenant que tu t'es fait berner (et lui aussi), que ton histoire d'amour avec cette pauvre victime de rumeurs a tourné au drame, en une agression caractérisée, un viol, commis par un enfoiré de salaud.

C'est normal, ça fait partie du piège pervers et tu te comportes comme toutes les victimes de PN, et de viol aussi, tu doutes de toi, de ta valeur, de ton droit à dire que tu t'es fait leurrer de la pire des manières et que tu as été victime d'une saloperie. Tu en as sûrement honte, c'est une situation très dure pour toi!

Donc, tu te persuades que tu dois préserver la belle relation pro de ton ami avec un violeur. Des voyages, des hôtels, où ton ami continuera de servir de caution au salopard, juste par sa présence rassurante qui fera taire l'instinct des femmes qu'ils croiseront.
Tu ne trouves pas ça ahurissant de perversité?
Cette perversité n'est pas la tienne, tu en es victime et le PN s'en sort sans la moindre égratignure. Il gagne sur tous les tableaux.

De mon point de vue, si tu disais la vérité à ton ami - et que c’en est un vrai - en lui expliquant que tu es en état de choc (c'est évident), puis tout le parcours, de l'éblouissement amoureux au viol, en passant par l'absence d'excuse, de remord, et la demande de remboursement des frais de clinique, tu regagnerais ton ami et tu mettrais un bâton dans les roues du pervers. Si ton ami est digne de l'image d'homme bien que tu as de lui, il te croira, et il saura ce que vaut son collègue. Il ne lui servira plus de caution et ce sera à lui de choisir s'il continue l'aventure pro ou pas, en connaissance de cause. S'il n'est pas digne de ton amitié, tu n'auras perdu que du vent.
Si tu ne la fais pas tu vas perdre ton ami à coup sûr, ce qui est déjà quasiment fait. Il ne comprendra pas que tu ne lui aies rien dit mais que tu reviennes un an et demi plus tard cracher sur son collègue. C'est toi qui perds tout.

Je crois que prendre ton courage à deux mains te soulagerait, mais je comprends très bien ta réticence.

Prends le temps de peser tout ça. Demande l'avis de tes amis fidèles, d'un psy.

Sois fière, car tu en vaux la peine!
:29:
Prudence n'est que l'euphémisme de peur.
Jules Renard


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