Flashback 2014, mon hsitoire, mon cheminement, ce que tu m'as appris

melancholicgirl
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Flashback 2014, mon hsitoire, mon cheminement, ce que tu m'as appris

Messagepar melancholicgirl » 16 Mai 2019, 16:34

Lire, s’imprégner d’histoires imaginaires, nous l’avons tous fait. Qu’en est-il lorsque nous devons raconter une histoire du cœur ? Une histoire, une confession. Une vérité de l’âme qui a longtemps été enfouie ? Peut-on et avons-nous l’habilité nécessaire de raconter notre propre histoire, un fragment même alors qu’elle se baigne dans nos émotions. C’est donc ça, une histoire ? Qu’en serait-il si nous mettions en commun toutes nos histoires ? Trouverions-nous des solutions ? Pourrions-nous toutes les comprendre ? Et vous, alors, comprendrez-vous la mienne ? Mon histoire n’est rien de plus qu’un témoignage, qu’un coup de poignard dans le cœur qui m’a mené après quatre ans à réinterpréter les faits, à les accepter et en parler. Quatre ans a été le temps qu’il m’a fallut pour me construire différemment, une histoire qui retourne le cœur, l’âme. Je m’adresserai ici, à toi « I », toi qui m’a tant fait souffrir mais que je remercie d’avoir connu, car j’ai pu devenir une personne plus forte.
Aurait-elle pu être moins douloureuse ? Et si, j’avais absolument eu besoin d’un coup de poignard pour comprendre ? Je crois en l’inévitable.

Flash-back 22 juin 2014

En réalité, l’histoire en elle-même n’a rien de positif, mais quand on ressent de l’amour, c’est positif non ?
« J’y ai cru dur comme fer »

Tu as pointé du doigt ce que j’avais au plus profond de moi, tu l’as pris. Tu m’as tout pris. Je n’oublierai jamais le magnétisme que tu m’as fait ressentir. Ca a commencé par un simple échange, « je remercie tes parents d’avoir mis au monde une si belle créature que toi ». Un simple ajout internet, tu as échangé ces mots. « I was lost, these words can save me », tu t’es immiscé dans le vide béant de mon cœur. Au début, ça m’a fait un bien fou, ça m’a anesthésié mes peurs de l’échec, mon manque de confiance. J’ai toujours eu tant d’amour à donner, à m’en arracher les entrailles. Tu avais pris une place énorme, je ne voyais que toi, je ne fonctionnais que par toi, « I ». Des appels qui duraient une demi-journée, je t’ai tout dit, tout confessé. Je n’avais qu’une envie, c’était de te voir. Petit à petit, tu m’as lancé des remarques, je ne les prenais pas au sérieux, parfois même, des insultes. J’ai planifié te voir.

Flash-back 30 août 2014.

J’ai pris l’avion, jusqu’à Lille, où tu m’y attendais. Timide, je n’ai pas pu te prendre dans mes bras, dans le bus, j’ai tenu ta main pour la première fois. Je ne savais pas où j’allais, mais j’y allais quand même. « J’y ai cru dur comme fer ». On s’est embrassé, indescriptible. Je t’ai pris dans mes bras. Tu étais à la fois la douceur incarnée et le froid intersidéral. Quand tu soufflais le froid, mon vide refaisait surface, puis tu revenais me nourrir. Vous connaissez le sentiment de ne plus pouvoir vous passer de quelque chose ? Je ne pouvais plus respirer, vivre sans toi. Tu étais colère, douceur. Tout à la fois. En quelques secondes je passais par toutes les émotions possibles et inimaginables. Un jour, tu m’as jetée du lit, tu m’as foutue à la porte, sans raisons, tu m’as insultée. Tu m’as humiliée. Je ne voulais plus de toi, comment ? Et puis, « j’y ai cru dur comme fer ». Je suis partie, chez ma famille, tu me recontactais sans arrêt, tu m’as fait pleurer, tu me manquais, là, dans ma poitrine. Je t’aimais, ô que je t’ai aimé. J’ai pris le train, je t’ai rejoint, on m’a détesté pour ça. Devant la porte, tu mas enlacé, tu as pleuré, pleuré comme personne ne l’avait jamais fait pour moi. Tu m’as offert une bague, que j’ai gardé autour de mon cou avec une chaîne en me demandant de promettre de ne jamais l’hôter. Je l’ai gardé, j’aurais pu rentrer dans ton âme, je suis repartie, dans cette rue en pleurant, et « j’y ai cru dur comme fer ». Tu m’as chamboulée, quelques jours après je suis repartie.

A mon retour, on m’a demandé pourquoi, et comment je pouvais t’aimer ? Toi, toi, toi qui m’a piétinée. Tu me manquais chaque seconde, je voulais sentir ton souffle, respirer le même air que le tien. Je voulais être toi et tu voulais être moi. Tu souffrais, je n’ai compris que plus tard que tu souffrais indéfiniment. Tu ne t’aimais pas, on t’avait rejeté, ton père a brisé ta famille, il frappait ta mère. Tu voulais aimer, tu ne le pouvais pas, pas comme moi, tu voulais combler un manque comme le mien, mais à l’envers : voilà pourquoi ça a duré, tu voulais nourrir ton égo, je voulais nourrir ce vide affectif. Je te voulais partout, sur ma peau, mourir en sachant que je t’aimais.
J’aurais voulu te changer, t’aider à devenir ce que tu devais être. J’ai compris ce que tu étais, comment tu étais, mais j’ai toujours eu la philosophie d’accepter chaque personne comme telle qu’elle est.
Les mois passent à vitesse grandée, un jour tu m’aimes, un jour tu ne me veux plus, mais tu reviens sans arrêt. Tu as soufflé le chaud, le froid.

Flash-back - 20 décembre 2014

Notre deuxième rencontre, on a passé noël et le nouvel an ensemble. J’avais une envie insatiable de te prendre dans mes bras, à tel point que je ne t’ai pas lâché pendant plus d’une semaine. Tu disais vouloir faire de moi ta femme. Tu m’as autour d’une table avec des pétales de roses, fait une demande en mariage. Je n’ai compris que plus tard, que tu voulais nourrir ton égo, rester en France et renouveler ton titre de séjour, pour « rester avec moi ». Rester avec moi était secondaire. Tu sai,s tout ça, je le savais, je le ressentais, je voulais pas me l’avouer, tout simplement. Je n’étais plus moi-même, je ne m’aimais plus, je n’avais plus d’énergie, tu puisais tout ce que j’avais. J’étais enchaînée à mes sentiments, à toi. L’idée de te quitter me faisait un mal fou. Je n’ai rien oublié de toi, cette lueur dans tes yeux, ce regard à la fois vide et rempli de tout. Je sais que quelque part, toi non plus tu ne l’as pas oublié. Tu te faisais du mal et tu ne savais pas faire autrement, il fallait m’en faire pour qu’on soit en accord. Je me suis fait du mal. Etait-ce possible pour moi de grandir autrement ? Tu m’as donné tout ce dont le rêvais, tout ce dont j’avais peur, le pire comme le meilleur. C’était inévitable, je devais comprendre que ma façon de concevoir l’amour ne pouvait pas rimer avec soumission de sentiments. Je me suis oubliée.
Flash-back 7 juin 2015
On s’installait ensemble. J’avais dix-neuf ans, j’ai quitté Marseille pour m’installer à Lille avec toi. C’était notre premier jour ensemble. On se retrouve, on entre en collision, le mal, le bien, l’amour, la haine se mêlent, un cocktail explosif. Tu prends mon téléphone, tu vois que je me suis rendue à un concert, mon groupe préféré. Tu t’énerves et là… tu me craches dessus, tu me frappes au bras, tu me donnes un coup dans mon ventre, tu me jettes tout ce que tu trouves. Recroquevillée, j’ai mis mes mains sur mon visage, je ne voulais pas voir, je ne pouvais plus bouger, le pire… Tu m’as jetée par terre. Mon histoire défile sous mes yeux, vous avez déjà ressenti la mort arriver ? Je l’ai vue si proche de moi… j’ai cru m’en aller, je ne me rappelle plus de ces minutes, je ne sais plus où j’étais. Infernal, je ne pouvais plus bouger, j’avais des bleus partout, des coups partout. Je saignais de la bouche, je venais de tout quitter pour toi, de faire un voyage, de sacrifier ma vie pour être avec toi, tu me frappes. Je n’oublierai jamais ce jour. Tu sais mon âme ne s’en est jamais remise. Je voulais laisser mon corps m’emporter. Dans un élan de force que j’ai puisé de je ne sais où, je me suis relevée, j’ai ouvert cette fenêtre… j’ai crié au secours. Personne ne s’est arrêté, on m’a juste regardée. Tu as fermé cette fenêtre. Je suis partie dans la chambre. Cette chambre où l’on venait de passer des moments de douceur. Retournement de situation, tu as recommencé, tu as fait ce qu’on t’avait fait étant enfant, tu as frappé, l’amour qui fait mal, l’amour qu’on punit. Tu m’as punie comme on a puni ta mère. Tu m’as dit « je ne suis pas comme mon père, je me déteste, je ne suis pas comme lui ». Tu disais te détester, ton masque, ce masque qui changeait tes humeurs. Tu t’es excusé, tu voulais que je reste. Je suis partie, j’ai pris mes affaires, en bas, j’ai vu un jeune garçon qui m’a tout de suite aidée. Je suis partie à l’hôtel. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, je voulais qu’on m’emporte, je ne savais plus où j’allais, j’étais décidée à tourner et enflammer la page. J’ai appelé Laura, je regardais ce corps meurtri. Que m’était-il arrivé ? Je ne voulais que t’aimer.
Le retour chez ma famille était infernal. Je n’avais jamais vu ma mère pleurer autant en regardant mon corps. Je te détestais, toi. Tu m’envoyais des fleurs, des roses pour te racheter, à moi, ma mère. J’ai fini par croire que c’était de ma faute, que je n’aurais pas dû aller à ce concert. Tu me manquais, « j’y ai cru dur comme fer ». Les larmes coulent « nothing heals, the past like time ».
Je suis repartie à l’aventure, ces deux semaines d’harcèlement, j’entendais tes pleurs au téléphone, je ne pouvais pas abandonner une personne que j’aime.
Tu as été cette douceur, tu m’as donné ce que tu voulais que je reçoive. Tu as renoué, je voulais oublier. Pardon mon cœur, pardon mon corps, pardon pour ce que je vous ai fait subir.
Pardon d’être revenue, d’avoir passé des jours à savoir que je pouvais rester avec toi, d’autres à devoir m’enfouir. Des insultes, de l’amour, tout se mêle, je ne savais plus. Tu me faisais parfois dormir dans le salon, tu m’empêchais d’être heureuse. Quatre ans à pouvoir l’écrire, à dire qu’aujourd’hui je suis partie. Je t’aimais, je t’ai aimé à en crever. Je mourrais de jour en jour pour toi, je ne pouvais pas choisir l’amour à la vie. La vie m’appelais, je devais faire ce pas pour moi, pour toi. Tu as été la personne qui m’a le plus marqué, tu m’as tellement appris. Tu m’as appris qu’on pouvait pas culpabiliser en voulant changer une personne qui ne peut pas se remettre en question. Je ne pouvais pas accepter d’être un souffre-douleur, d’être le reflet de tes douleurs personnelles. Merci, tu es apparu au moment où j’ai pu apprendre à me connaître, je ne te déteste plus. Tu ne peux pas changer, j’aurais essayé pendant plus de deux ans. Tu m’as appris à gérer ma sensibilité, à me respecter.

Je ne vois que le positif désormais.

Je t’ai aimé plus que quiconque, aujourd’hui je souris, je te remercie de m’avoir changée. Je suis avec un homme qui sait m’aimer et me respecter. Et ça, c’est en parti grâce à cette expérience.
Merci la vie
Pardon mon cœur,
Ang

Jessaie02
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Flashback 2014, mon hsitoire, mon cheminement, ce que tu m'as appris

Messagepar Jessaie02 » 16 Mai 2019, 16:53

ton témoignage est fort et poignant :39:
VENGE avec ta réussite, TUE avec ton silence, PUNI avec ton absence, MAIS SURTOUT GAGNE AVEC TON SOURIRE

pnyme
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Flashback 2014, mon hsitoire, mon cheminement, ce que tu m'as appris

Messagepar pnyme » 17 Mai 2019, 03:29

Merci de partager tout cela.
Comme tu le sais, ta route est semblable à la mienne. Bien sûr, quelques petites différences, mais la plus grande partie de ton histoire est la mienne. Merci de l’avoir si bien traduite en mots :12:
Et j’espère surtout trouver cet homme qui me fera enfin découvrir l’Amour, le vrai.
Merci à toi !


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